vendredi 27 janvier 2017

Hippie fait de la résistance

Si les années 1970 gardent aujourd’hui un parfum de paradis perdu, d’utopie « flower power » où toute une jeunesse a pu croire à un futur apaisé et harmonieux, c’est peut-être qu’elles sont vues à travers le prisme d’une illusion rétrospective, puisqu’on ne cesse de les comparer à notre présent si peu aimable. Pourtant, les années 1970 furent aussi des années inquiètes, qui posèrent pour la première fois la question écologique face une planète déjà esquintée. On se souviendra par exemple de la candidature de René Dumont en 1974, mais aussi, de manière plus surprenante, de l’émission télévisée La France défigurée présentée par le très gaulliste Michel Péricard entre 1971 et 1977.

C’est aussi l’époque où la science-fiction commence à oublier les histoires d’extraterrestres pour devenir la chambre de résonance de cette angoisse d’un monde possiblement dévasté par la pollution, la surpopulation, la guerre et, in fine, l’apocalypse nucléaire. Ces thèmes apparaissent dans le roman avec des auteurs comme Ballard, Spinrad ou Brunner chez les Anglo-Saxons, mais aussi Andrevon, Walther ou Curval en France. Le cinéma est également touché avec des films comme Soleil vert, The Omega Man, L’Âge de cristal, pour ne citer que ceux-là. Il n’y avait pas de raison que la bande dessinée, ce neuvième art que l’on disait encore réservé aux enfants, échappe au phénomène et, en changeant de sujet, change aussi de public.

Simon du Fleuve, créé par Claude Auclair, mort en 1990, est emblématique de cette évolution. Ses dix albums réalisés entre 1973 et 1988 sont aujourd’hui réédités par Le Lombard dans une somptueuse intégrale en trois volumes, accompagnée de substantiels dossiers. Les plus anciens d’entre nous revivront le choc provoqué par la découverte en feuilleton dans Le Journal de Tintin du premier volume de la saga, La Ballade de Cheveu-Rouge. Il a d’ailleurs failli signer la fin prématurée du héros. Auclair, à la fois dessinateur et scénariste, fou de lecture, avait rendu dans cette histoire en noir et blanc un hommage à Giono, en s’inspirant de manière pourtant distanciée du Chant du monde. Gallimard prit l’hommage pour un plagiat, obtint des dommages et intérêts, et La Ballade de Cheveu-Rouge ne fut éditée en album que bien plus tard et de manière confidentielle. On pourra retrouver ici l’histoire dans toute sa fraîcheur lustrale. Un vieil homme vient demander à Simon de retrouver son fils disparu. La nature règne en maîtresse partout. Les villes, rares, sont autant de lieux mortifères. L’époque est difficile à préciser, les personnages vivent comme dans l’Antiquité, mais à l’occasion on voit en fond les restes d’un pylône électrique ou d’un barrage, et il arrive qu’on se batte avec des fusils d’assaut. D’une certaine manière, Auclair avait parfaitement saisi l’esprit du Chant du monde qui joue aussi sur cet aspect atemporel et cette souveraineté de la nature.

C’est seulement avec Le Clan des centaures, l’année suivante, qu’Auclair pose les premières pierres d’un univers qui lui est propre. Le sous-titre générique des aventures de Simon sera « Chroniques des temps à venir ». On en apprend un peu plus sur le personnage, fils d’un scientifique ayant œuvré dans une mystérieuse « Cité 3 », qui se révélera dans un album ultérieur être construite sur les ruines de Paris en proie à des bandes de pillards. On y apprend aussi comment on en est arrivé là. En quelques décennies, le monde s’est effondré, des mégalopoles se sont repliées sur elles-mêmes, protégées par des savants qu’elles mettent au service d’un ordre le plus souvent totalitaire. Le père de Simon a été assassiné car il refusait de livrer ses recherches sur un projet sensible. Il ne faut pas oublier qu’Auclair dessine à une époque où Mai 68 n’est pas loin, le premier choc pétrolier encore moins, les tensions entre l’Est et l’Ouest toujours présentes.

Sur cette trame, les albums suivants vont décliner, tantôt de manière lyrique, tantôt de manière épique, l’affrontement entre les cités esclavagistes et les tribus babas cool. Le cœur d’Auclair, pétri de culture libertaire, va évidemment du côté des rebelles et de Simon qui inventent de nouveaux modes de vie. Leur allure est plus ou moins celle des participants à Woodstock et ne déparerait pas dans les ZAD des années 2010. Les thèmes de la saga évoluent cependant au rythme de l’âge des lecteurs. Les préoccupations postapocalyptiques s’éloignent ainsi au profit de récits plus initiatiques, empreints de mythologie celtique et de New Age.

Bien sûr, il y a une certaine naïveté didactique dans les aventures de Simon, un idéalisme que les années 1980, date de parution des derniers albums, auront rendu caduc pour certains. Il s’est même trouvé, à une époque, des auteurs de SF brillants mais au gauchisme pointilleux comme Jean-Pierre Andrevon pour voir dans Simon du Fleuve une exaltation du retour à la terre susceptible de lectures réactionnaires.

Il n’empêche, dans les temps qui sont les nôtres Simon du Fleuve ne plaira pas simplement aux décroissants et aux disciples de Tarnac ou de l’Encyclopédie des nuisances mais aussi tout simplement à votre serviteur qui retrouve le plaisir, comme lorsqu’il avait 12 ans, d’une nuit sous un serpent d’étoiles, avec la silhouette d’Estelle, la compagne de Simon, qui se découpe sur un feu de camp alors qu’on a laissé derrière nous, enfin, les ruines du monde ancien.

Simon du Fleuve, l'intégrale en trois voulumes, éditions du Lombard
(paru dans Causeur Magazine, décembre 2016)

jeudi 26 janvier 2017

Un peu tard dans la saison dans Le Figaro...

...grâce à Benoît Duteurtre que l'on remercie de tout coeur!

Plasticité.

Plasticité hallucinante du libéralo-capitalisme (qui rappelle le Blob pour les amateurs de série B). Wall Streel dépasse les 20 000 points après les premières annonces de Trump. Peu importe qu'il soit homophobe, pro-life, climato-sceptique et raciste. Money is money, my son.  Que ce soit avec la tête en plastique moderne et sympa de Macron ou la trogne au carotène de l'autre fasciste.
Petite parenthèse finale qui ne va pas me valoir que des ami(e)s mais tant pis: certaines ultras du néo-féminisme demandent maintenant l'extradition de Polanski aux USA pour qu'il soit jugé. Vraiment? Vous êtes certaines? 
Je vous rappelle à tout hasard que ce type, qui est à la tête de la première puissance des USA vient de signer une série de décrets anti-avortement entourés de sept milliardaires blancs mâles de plus de cinquante ans. Et que Polanski a commis un acte certes condamnable mais il y a...quarante ans, qu'il est juste un cinéaste qui depuis longtemps se contente de faire des films. Enfin bon, personne ne définira vos priorités à votre place, mais tout de même, il y a d'autres urgences que cette chasse à l'homme quand, je le répète, le président des USA va renvoyer tout un pays, sur le plan des moeurs, au pire des puritanismes. 
Je ne saurai trop vous recommander la lecture de La servante écarlate de Margaret Atwood, par exemple, pour vous faire une idée de ce qui peut advenir en matière de cauchemars pour les femmes et dans lequel Polanski n'aura aucun rôle, mais vraiment aucun...

mercredi 25 janvier 2017

dans un transport sincère

"À peine entrée dans ma chambre, elle sautait sur le lit et quelquefois définissait mon genre d’intelligence, jurait dans un transport sincère qu’elle aimerait mieux mourir que de me quitter : c’était les jours où je m’étais rasé avant de la faire venir."
La Prisonnière

mardi 24 janvier 2017

La traduction allemande est arrivée...

...bientôt de nouvelles aventures Outre-Rhin!

déjà en deux ou trois éditions


J'ai eu soudain besoin
en ce jour de brouillard
qui sentait le loup des légendes
et l'essence brûlée des moteurs
de gros livres de poche tout neufs
des classiques épais que j'avais
déjà en deux ou trois éditions
Mais je les voulais frais intacts
souples c'était plus que du besoin
plutôt un désir de ceux qui
assèchent la bouche créent
un vide au creux des paumes
celui des hanches qui ont fui
nos caresses nos prises tièdes
J'ai eu soudain besoin de martin
eden et de david copperfield de
vingt ans après et du côté de
guermantes du lys dans la vallée
des illusions perdues de que
ma joie demeure et pour finir
d'aurélien et de rêveuse bourgeoisie
Je ne sais pas pourquoi ce désir
dans le brouillard avec le fantôme
des loups et des voitures
un désir de neuf peut-être
pour des retrouvailles de celles
où on offre un nouveau foulard 
à une vieille maîtresse
-j'ai aussi pris dans le paquet
une vieille maîtresse- ou bien
plus simplement l'idée que ce serait
là comme un nouvel à valoir
sur le temps des plages
quand j'aurai enfin tout le loisir
de laisser le sable
et le sel les abîmer un peu
le soleil de faire passer les
couleurs des couvertures
alors que je bronzerai
en douceur dans les criques
solitaires de mon temps libéré
et que chaque grain de sable 
entre les pages sera le souvenir
d'une sieste heureuse
où les personnages auront
continué à vivre d'une vie à eux
dans mon sommeil au soleil
loin des loups du brouillard
et de l'essence brûlée.
©jeromeleroy 1/17

lundi 23 janvier 2017

...ni de force pour aimer

"Mais ces retours du désir nous forcent à réfléchir que, si on voulait retrouver ces jeunes filles-là avec le même plaisir, il faudrait revenir aussi à l’année, qui a été suivie depuis de dix autres pendant lesquelles la jeune fille s’est fanée. On peut quelquefois retrouver un être, mais non abolir le temps. Tout cela jusqu’au jour imprévu et triste comme une nuit d’hiver, où on ne cherche plus cette jeune fille-là, ni aucune autre, où trouver vous effraierait même. Car on ne se sent plus assez d’attraits pour plaire, ni de force pour aimer. Non pas, bien entendu, qu’on soit, au sens propre du mot, impuissant. Et quant à aimer, on aimerait plus que jamais. Mais on sent que c’est une trop grande entreprise pour le peu de forces qu’on garde. Le repos éternel a déjà mis des intervalles où l’on ne peut sortir, ni parler".

samedi 21 janvier 2017

Lâchez les tigres affamés de la révolution heureuse.

Lire Biga plutôt qu'écouter les infos politiques parce que la seule vraie info politique, c'est Biga. Daniel Biga.
 

vendredi 20 janvier 2017

Un peu tard dans la saison à L'humeur vagabonde.

La librairie avait un nom évidemment prédestiné...

Un peu tard dans la saison a les honneurs de La Croix

On pourra lire le magnifique portrait que nous consacre Jean-Claude Raspiengeas et la critique du roman en cliquant ici et . Un très grande merci!

mardi 17 janvier 2017

Coup de coeur chic pour Un peu tard dans la saison

à la libraire Delamain...


Exergues possibles pour des mémoires désobligeants,76

"Qui aujourd'hui peut savoir où c'était? Les menteurs contrôlaient les verrous."
Norman Mailer, Les armées de la nuit.

Gérard Guégan a aimé Un peu tard dans la saison

Quand c'est un écrivain que vous lisez depuis que vous avez vingt ans et dont tous les livres ou presque sont dans votre bibliothèque et y sont Pour Toujours, on dira simplement que le bonheur est redoublé. Merci, Gérard Guégan.


lundi 16 janvier 2017

Dieu existe et il est anarcho-autonome.

Donc, la justice a enfin dit qu'il n'y avait pas de terroristes à Tarnac et, cerises sur le gâteau, Alain Bauer qui est à la criminologie ce que Robert Parker est au vin naturel, sinistre inspirateur d'une des manips les plus foireuses de la Vème, est actuellement perquisitionné dans une affaire d'abus de bien sociaux. J'ai mis cerises au pluriel, parce qu'il ne faut pas oublier que Squarcini, le chef de l'antiterrorisme de l'époque est pour sa part, mis en examen pour "trafic d'influences" et "détournement de fonds" suite à sa reconversion dans le privé. Je ne vois qu'une seule explication, Dieu existe et il est anarcho-autonome.
(Sur la photographie, on voit très nettement Alain Bauer, Bernard Squarcini et le juge Fragnoli dans une automobile à essence lors de leurs investigations limousines pour trouver l'ennemi intérieur en novembre 1908.)

Un peu tard dans la saison sur le Net du ouiquènde






Un peu tard dans la saison: merci à la librairie Charybde






dimanche 15 janvier 2017

Au marqueur bleu sur le boitier


-Vous vous rendez compte, les gars ? Je n’ai pas revu Norah Jones depuis My Blueberry nights ! dit Charlie. Ca va faire plus de dix ans. Je me demande ce qu’elle a pu devenir.
On ne savait pas trop si Charlie plaisantait ou si vraiment il avait rencontré Norah Jones. Avec lui…
Mais on n’a pas ri, ni souri. On n’a même pas cherché à savoir la vérité. On s’est tous souvenus d’époques où des filles nous faisaient écouter Norah Jones l’après midi après l’amour et puis, les jours suivants, nous donnaient un CD recopié avec le nom de Norah Jones écrit au marqueur bleu sur le boitier. C'était bien.

-Dans My Blueberry nigths, elle saignait du nez, Norah Jones, non ? a demandé Charlie, comme si ça ne suffisait pas.

samedi 14 janvier 2017

Certains d'entre nous avaient senti ça, aussi.


-C’est fou ce que j’aurais aimé, vers huit heures du soir, sentir l’odeur du gel douche et de l’après soleil que les filles laissaient derrière elles, dans les petites rues de Parikia, dit Charlie.
Nous regardions Charlie qui n’était plus avec nous mais nous aurions bien voulu être avec lui. Certains d’entre nous avaient senti ça, aussi. Dans les villages cycladiques ou sur les passeggiate des stations balnéaires italiennes.
Autour du fauteuil club de Charlie qui avait, comme c'était de plus en plus fréquent, son regard perdu, soudain, il y eut des filles avec des gouttes d’eau qui rebondissaient sur leurs épaules et d'autres qui tordaient leurs cheveux devant un miroir sur un mur blanchi à la chaux.
Nous  espérions que Charlie les voyait aussi. Après tout, tout ça, c’était sa faute.


©jeromeleroy 1/17

vendredi 13 janvier 2017

Ce qu'on aurait pu imaginer


-On pourrait imaginer que…dit Charlie.
La matinée avait été belle. Maintenant, ça se couvrait. Un verre nous aurait fait du bien, histoire d’aborder l’après-midi calmement, sans trop d’angoisse. Mais il n’y avait plus rien à boire. On ne trouva même pas un fond de whiskey.
Nous attendions la suite. On se souvenait du soleil récent comme d’une grâce. Charlie restait là, la bouche ouverte, et on ne sut jamais ce qu’on aurait pu imaginer. 

©jeromeleroy 1/2017

jeudi 12 janvier 2017

Ce que ça donnerait au printemps



-C’est vertigineux, tout de même ! dit Charlie, contemplant l’étendue de sa solitude.
Il était vrai que, l’air de rien, en quelques jours, elle avait gagné en superficie de manière inquiétante. Elle arrivait maintenant jusqu’à la porte du bureau. Ce qui angoissait le plus Charlie, cependant, c’était le balcon déjà recouvert de bulbes, de cosses ou de bogues d’origine douteuse. Allez savoir ce que ça  donnerait au printemps.

©jeromeleroy 1/2017

Un peu tard dans la saison: merci au Point


Un peu tard dans la saison: save the date!



Dans une semaine, le jeudi 19 janvier à partir de 19H, une rencontre aura lieu à la librairie parisienne L'humeur vagabonde pour parler d'Un peu tard dans la saison. (44 rue du Poteau, 75018 Paris). On vous y attendra avec plaisir.

mercredi 11 janvier 2017

Sa petite idée


-Je crois que ça ne m'intéresse plus, en fait! dit Charlie avant de tirer.
Et personne, dans le salon, devant son cadavre, ne put dire de quoi il parlait au juste même si tout le monde avait sa petite idée.

©jérôme leroy 1/2017

mardi 10 janvier 2017

Un peu tard dans la saison: merci à Actu du Noir



On est heureux d'avoir contribué au bon déroulement de la grippe de Jean-Marc que l'on remercie pour sa jolie chronique qu'on pourra lire ici en cliquant

samedi 7 janvier 2017

A une certaine qualité du givre


Je ne sais pas
c’est peut-être ça la télépathie
j’ai pensé à elle
que je ne voyais plus
à qui je ne parlais plus
J’ai pensé à elle
et
à une certaine qualité du
givre
sur les arbres de la résidence
j’ai su que quelque chose
l’avait rendue très malheureuse
soudain
avant que ça ne se calme
un peu.

©jérômeleroy1/2017

vendredi 6 janvier 2017

Un peu tard dans la saison lu par François Angelier

C'était sur France Culture et on peut l'écouter ici. On écrit aussi, surtout, pour être lu comme ça. Un grand merci à François Angelier qui a parlé d'Un peu tard dans la saison, à lui qui sait que le mauvais genre commence avec la mystique rhénane et se termine avec Fantastik.

Un peu tard dans la saison à Europe 1

Il aurait fallu


Chaque matin
il aurait fallu
se réveiller près de Clara
Chaque matin
il aurait fallu
être le lendemain du grand soir
Chaque matin
il aurait fallu
regarder les yeux de Clara
Chaque matin
il aurait fallu
que jamais un réveil ne sonne
Chaque matin
il aurait fallu
aimer leur bleu gris rieur
Chaque matin
il aurait fallu
vivre le bel été de l’anarchie
Chaque matin
il aurait fallu
regarder Clara boire du thé
Mais voilà
tu as oublié tant de Clara
et tant de révolutions
et tant d’étés possibles
que les années ont passé
entre conditionnel passé et anaphores
et qu’il est temps désormais
et encore avec de la chance
d’aller boire avec Pirotte au royaume des morts

© jerômeleroy 1/2017

La nature imite l'art

Nicolas de Staël, Baie de Somme, 30 décembre 2016.

mardi 3 janvier 2017

Un peu tard dans la saison, premiers papiers.

Un portrait sagace sur quatre pages par Elise Lépine dans Transfuges
Et une critique bienveillante dans Normandie actu

Un peu tard dans la saison, ça commence aujourd'hui

Dans toutes les bonnes librairies, comme on dit, dès aujourd'hui, le 3 janvier.

lundi 2 janvier 2017

Art poétique

Saint-Valery-sur-Somme, Porte de Nevers, 31 décembre, 10H30
"de ma table je vois
la rue par la fenêtre
j'écris ce que je vois
pour ne pas disparaître."

 

JC Pirotte, Revermont  (Le temps qu'il fait)

Une année 2017 (2)

Ils vont être tellement bavards et creux en 2017. 

A touiter sur des touites de touites par des gens qui seront oubliés demain à 8h. A commenter du vide démultiplié à l'infini, de l'éphémère même pas émouvant comme devrait l'être l'éphémère.

Alors lisez plutôt du grand roman européen. 

Avec la meilleure métaphore possible, comme ici, de notre Europe, justement. En 2017.

 

Une année 2017 (1)


En 2017, nous souhaitons à tous nos aimables abonnés et lecteurs une révolution, de la douceur et du doo wop.

Dansez serré, surtout, parce que ça, c'est une apologie du slow.

Nous vous aimons.