lundi 7 août 2017

Au revoir, Christian Millau.

Il était le dernier qui pouvait vous dire, au détour d'une phrase, "Quand Nimier me disait..." ou "Chardonne conseillait toujours de." Christian Millau va me manquer et une des satisfactions de ma vie d'écrivain est d'avoir pu le rencontrer et entretenir des relations amicales avec celui qui fut longtemps, pour moi, le nom d'un guide gastronomique dans la boite à gants de la R16 paternelle, à la fin des trente glorieuses.
Pour le reste, il me restera à relire Au galop des hussards et à me souvenir d'un regard pétillant, d'une conversation éblouissante et chaleureuse, acerbe et drôle, française en un mot.