mercredi 12 avril 2017

Frédérick Houdaer: une volonté d'un genre particulier

Alors, évidemment, la facilité consisterait à dire, vous comprenez, Frédérick Houdaer, dans son dernier recueil, il prend le vieux thème de la nuit mais il le renouvelle de fond en comble, vous voyez? 
Eh bien non, il ne le renouvelle pas du tout, et il le sait très bien, et il le fait très bien, de ne pas le renouveler, le thème de la nuit. 
Parce que le vrai moderne est celui qui sait ce qu'il y a d'éternel dans la modernité, qui le traque, le retrouve, le répète, le module, le transmet et passe le relai à qui voudra ou pourra. Frédérick Houdaer, dans Nuit grave, a donc la nuit romantique, holderlinienne, baudelairienne, verlainienne, fitzgeraldienne, goodisienne, hooperienne, bukowskienne, j'en passe et des meilleures: il est donc absolument moderne, c'est-à-dire absolument poète.
Nuit grave de Frédérick Houdaer (La boucherie littéraire)

1 commentaire:

  1. Houdaer est un bon poète, c'est rare, en Phrance et aux États-Unis. Bukowskien ? Peut-être, je lui ai reproché parfois, Bukowski n'est qu'une mauvaise traduction de Céline, adulée par des Français qui ne connaissent ni leur culture, ni celle des USA. Houdaer a toutefois, Jérôme a raison de le souligner, des éclairs de classicisme qui le rendent indémodable.
    Je rappellerai un titre de Série Noire "La Nuit furtive", en anglais "Softly, in the night".

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