jeudi 9 mars 2017

Une simple question d'honneur

Au moins, les Grecs, avec Syriza, ils auront essayé. Leur échec est digne, et même héroïque. Nous, on est assez cons pour se programmer un deuxième tour entre Aube dorée et la BCE.

7 commentaires:

  1. Ils auront essayé quoi ? De désespérer par leur trahison un continent rebelle entier, qui croyait en eux, en leur sincérité révolutionnaire pour faire exploser TINA, et les limites du principe de réalité ? Désespérer pour des décennies ?
    Ca, c'est sûr qu'ils auront essayé.
    Et réussi, même.
    La cause fondamentale du fascisme, c'est eux, cette déception, et ces trahisons même...

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    1. Quelle belle analyse! Quand on sait que la Grèce est LE SEUL pays à avoir répondu par une majorité de gauche réelle à l'alternative populisme/soumission au marché qui sont d'ailleurs des alliés objectifs. Et ils ont été punis pour ça, les Grecs, d'avoir été de gauche. Votre colère gardez-là pour les egos de Hamon et Mélenchon, pour l'intox macron qui marche à fond, pour Le Pen qui n'a qu'à attendre.

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    2. La colère, c'est un catalyseur théorique.
      La lucidité implique la colère. Les fachos et les droitiers font leur boulot. Est-ce trop demander que la gauche fasse le sien, de temps à autre ? Si c'était le premier revirement, Syriza. Mais non : voilà soixante-dix ans que ça dure. On le répète : le désespoir n'est pas le fait de nos ennemis, qui sont parfaitement réglo (eux). Le fascisme est le produit de la frustration, de cet espoir qui tourne mal : une révolte (certes aberrante et monstrueuse) contre la victoire quand même (grâce à la gauche) du principe de réalité. Vous imaginez ne serait-ce qu'un Chavez se comporter comme Tsipras ?

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    3. Chavez a ruiné méthodiquement son pays pourtant le plus riche de toute l'Amérique latine.
      Les Vénézuéliens doivent regretter qu'il ait été si peu Tsipras.

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  2. L’erreur des Grecs — mais qui n’en commet pas ? —, c’est d’avoir cru dans les promesses d’Aléxis Tsípras sans savoir ou admettre qu’elles étaient impossibles à tenir dans le cadre de l’Union européenne.

    C’est d’avoir cru qu’un candidat malheureux à la présidence de la Commission européenne puisse être un homme de gauche.

    C’est d’être tombé dans le panneau de la diabolisation de la sortie de l’euro et de l’UE par association avec l’épouvantail – idiot utile Aube dorée (dont la fonction politique est de détourner les électeurs des intérêts de leur propre pays).

    Aléxis Tsípras avait d’emblée exclu la sortie de l’euro et de l’UE. Ne connaissant pas son parcours, j’espérais qu’il s’agissait là d’une manœuvre, du choix d’avancer masqué pour avoir une chance d’être élu. Plus lucides et ayant suivi la carrière du bonhomme, d’autres prédisaient la trahison à venir le lendemain même des élections.

    Les malheureux Grecs se sont fait « syrizer », comme on dit souvent, désormais, dans les milieux résolument hostiles à l’Union européenne.

    L’économie grecque ne redémarrera jamais tant que la Grèce conservera la monnaie inique, qui ruine les économies des pays de l’Europe du Sud, France incluse.

    Quant à l’Union européenne, elle est antidémocratique par nature. Drapée dans le discours langue de bois des « valeurs » et des bons sentiments, elle est l’incarnation du fascisme hype contemporain, costard et sourire Ultra Brite de banquier. Sournoise et manipulatrice, elle a compris après 1945 que l’abrutissement des citoyens et la tactique du salami étaient plus efficaces que chars et bruit des bottes.

    Son génie, c’est d’avoir induit le réflexe pavlovien « sortie de l’UE » = « populisme » = « extrême droite », alors que les réelles remises en cause de cette prétendue construction européenne viennent de la vraie gauche, autrefois en France le PC, aujourd’hui le PRCF ou le Pardem. Sans oublier l’UPR, qui se veut un parti de rassemblement, et quoique fondée par un homme de droite présente un programme plus à gauche que ceux du PS depuis Mitterrand 88 — le parti pour lequel je voterai, car j’estime que nous en sommes arrivés à un tel point qu’on ne peut pas snober l’électorat de droite au prétexte qu’on est soi-même de gauche : pour échapper au régime de Bruxelles, il faut un mouvement d’union nationale.

    Humainement, c’est d’ailleurs une expérience formidable.

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    1. Ce vieux facho d'Asselineau ??
      Vous voulez vraiment nous prouver que les extrêmes c'est blanc bonnet et bonnet blanc ?

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  3. Et si les sondages étaient finalement Bidons ?

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ouverture du feu en position défavorable