vendredi 28 février 2014

Cendres bleues

Ca y est, c'est décidé. Je vais me faire incinérer et je m'arrangerai pour qu'on disperse mes cendres dans la mer Egée, au large d'une Cyclade (Sérifos serait très bien).
Je pourrais faire le malin et dire que c'est pour revenir là où tout a commencé, dans le matin profond des Dieux, de l'Odyssée, de la civilisation. 
Pas du tout. 
C'est qu'au fond, je suis un type gentil et altruiste. En faisant ça, ceux qui voudront aller me voir au cimetière prendront leurs vacances en même temps.

mercredi 26 février 2014

Quand Roger définit le roman noir sans vraiment le savoir

"Il faut de toute urgence présenter le Grand Meaulnes aux héros de Malraux. S'ils arrivent à s'entendre, le roman moderne est créé."
Roger Nimier, Les Enfants tristes.

A la masse

Parfois, on est loin. Voire nulle part. Et c'est bon.

With love

Aux quarante blessés de la manif nantaise et aux jeunes poètes surréalistes du Black Bloc, with love.


Dans la rue des bons enfants,
On vend tout au plus offrant.
Y'avait un commissariat,
Et maintenant il n'est plus là.


Une explosion fantastique
N'en a pas laissé une brique.
On crut qu'c'était Fantômas,
Mais c'était la lutte des classes.


Un poulet zélé vint vite
Y porter une marmite
Qu'était à renversement
Et la retourne, imprudemment.


L'brigadier et l'commissaire,
Mêlés aux poulets vulgaires,
Partent en fragments épars
Qu'on ramasse sur un buvard.


Contrair'ment à c'qu'on croyait,
Y'en avait qui en avaient.
L'étonnement est profond.
On peut les voir jusqu'au plafond.


Voilà bien ce qu'il fallait
Pour faire la guerre au palais
Sache que ta meilleure amie,
Prolétaire, c'est la chimie.


Les socialos n'ont rien fait,
Pour abréger les forfaits
D'l'iinfamie capitaliste
Mais heureusement vint l'anarchiste.

dimanche 23 février 2014

A Kiev, à Caracas, ok. Mais pas à Nantes, faut pas déconner non plus.

Surréalistes nantais rendant hommage à Jacques Vaché
Du côté des médias, des politiques, des intellectuels de garde et du Noske hollandien, on mime le malaise vagal parce que quelques jeunes autonomes courageux, dans les rues de Nantes, s'opposent à Vinci et renvoient de manière concentrée et brève à la gueule du pouvoir sa violence diffuse et constante.
Mais on s'extasie sur des étudiants vénézuéliens de la haute-bourgeoisie qui veulent faire tomber un gouvernement réellement socialiste avec l'aide de la CIA, du patronat local et de milices paramilitaires (remember Santiago 73). Et on applaudit carrément au retour au pouvoir de Ioulia Timochenko, plus corrompue qu'un élu municipal de Chicago à l'époque de Capone, tout ça parce qu'elle est la candidate de l'UE et de l'OTAN alors que l'autre brigand était celui de Poutine. UE et OTAN assez peu regardants, au demeurant, sur les sections néonazies qui ont remplacé les forces de l'ordre après les avoir combattues et y avoir laissé quelques plumes, ce qui est bien la seule consolation dans cette histoire.

samedi 22 février 2014

Zone 1

Quand la littérature de "genre", mauvais évidemment, se retrouve en blanche, qui légitime qui?
En tout cas, Zone 1 de Colson Whitehead, roman post-apocalyptique réussit pour l'instant (on en est à une petite centaine de pages) l'exploit de ressembler à quelque chose comme un film de zombies de Georges Romero dont Proust serait le scénariste.
On vous laisse, on y retourne.
Et on vous en reparlera sans doute.

vendredi 21 février 2014

Propos comme ça


J'ai couché avec la princesse de Clèves. Elle était bonne.


On dit qu’Homère était aveugle. On dit que Cervantès était manchot. On dit que Staline était impitoyable. Les peuples ont toujours aimé colporter des légendes sur les poètes fondateurs.


Le premier ministre néo-zélandais a été obligé de prouver qu'il n'était pas un lézard extra-terrestre en consultant un médecin et un vétérinaire. Je demande la même chose, de toute urgence, pour les socialistes français.  


Une centenaire canditate FN dans le Rhône. Cent ans de connerie, et sûrement cent ans de solitude quand même. 


Je suis une dissonance cognitive. 

jeudi 20 février 2014

Art poétique


 « L’artiste a besoin de solitude. Son métier est très difficile. Il lui faut concilier ce qui est à l’extérieur et ce qui est à l’intérieur. Je ne sais pas si je m’explique bien. Ce qui se trouve à l’intérieur, c’est notre émotion et ce qui se trouve à l’extérieur, la compréhension que les autres en ont. Ce n’est pas le taureau qui me fait peur. C’est l’incompréhension. » 
Paco Ojeda, matador.

mardi 18 février 2014

Jusqu'à la garde.

Le problème, avec Moscovici, c'est qu'on ne pourra même pas le tondre à la Libération.

lundi 17 février 2014

Dans le goût mésopotamien

Vous retrouverez ce poème dans Sauf dans les chansons (Table Ronde, mars 2015)

dimanche 16 février 2014

Dieu sauve la banque!


C’est une solution comme une autre que la solution hollandaise (pas hollandienne, hein !) pour sauver les banques, ou au moins restaurer la confiance des clients.

Une digression pour commencer : oui, on dit client maintenant, on n’ose plus dire usager, ça sent trop son socialisme rampant, ses jours heureux façon CNR avec cette idée obsolète de service rendu qui primait parfois encore un peu sur la transaction commerciale. Aujourd’hui, faites vous bien à l’idée que vous n’êtes plus usager de rien, ni du train, ni de la poste, ni du téléphone, ni des autoroutes pour la bonne raison que vous ne possédez plus rien, tout ayant été privatisé. Vous n’êtes plus qu’un client, c’est à dire quelqu’un avec qui on va essayer de faire le plus de profit possible et le plus vite possible tout en lui donnant l’illusion que c’est lui qui fait une bonne affaire. Ce qui explique que dans un wagon, vous n’avez plus une seule personne qui a payé le même prix pour un Paris-Vesoul (Paris-Vesoul qui d’ailleurs n’existera encore que s’il est rentable), que dans une file d’attente à la poste, la guichetière chargée de remplir « des objectifs » va tenter de vous convaincre avec acharnement d’affranchir vos vœux pour votre tata (celle que vous allez voir parfois à Vesoul) au tarif Chronopost en vous expliquant qu’une lettre à vitesse lente risque fort d’arriver à la fin du premier quinquennat de Marine Le Pen, vers 2021, quand votre tata sera morte ou qu’elle aura rejoint la résistance.

Ne parlons pas des rendez-vous avec votre banquier qui, si vous n’êtes pas à découvert, vous propose dans un sourire léonin des « placements adaptés » sans que vous réussissiez à vous départir de l’impression d’être dans un polar américain de série B en face d’un vendeur de voitures d’occasion qui vous refile une Studebaker d’occasion à un prix imbattable mais qui tombera en rade quelques dizaines de miles plus loin.

Il faut dire que les banques, ces dernières années, elles ont fait très fort pour le bonheur des peuples. Il y a eu la crise des subprimes de 2008, le scandale de la manipulation du Libor et en Europe les bénéfices monstrueux engrangés en prêtant aux Etats un argent que les banques ont emprunté pour presque rien à la Banque centrale européenne, BCE  abondée par ces mêmes Etats qui payent donc pour ce qu’ils ont donné. Et quand les banques n’ont plus d’argent à cause de leurs activités spéculatives, ce n’est pas trop grave, ces grands libéraux viennent demander à ces mêmes Etats, c’est à dire aux peuples, de les renflouer pour pouvoir continuer. Ça s’appelle la logique capitaliste financière mais ne cherchez pas, c’est le seul système rationnel, comme « la main invisible du marché » et « ses harmonies spontanées ». Il suffit de vous agenouiller, de fermer les yeux et de croire. Ne commencez surtout pas à douter ou à rire,  vous seriez traités d’hérétique, d’idiot, de communiste, voire des trois à la fois.

Evidemment, à la longue, la confiance dans les banques s’est érodée. Quand on vous fait vivre pour des générations dans l’austérité ou qu’on vous renvoie à la limite de la tiers-mondisation façon grecque ou espagnole, le premier réflexe quand vous entendez le mot banquier est de sortir votre revolver. Peuple tempéré et protestant, qui ne veut pas en arriver à de telles extrémités, les Pays-Bas ont donc décidé de faire prêter serment aux banquiers. Comme pour les médecins avec Hippocrate. Comme il n’y a pas d’Hippocrate pour les banquiers, et estimant qu’il vaut mieux s’adresser au bon dieu qu’à ses saints, ce qui tombe bien car le batave est parpaillot1, les banquiers hollandais doivent depuis le 1er janvier prêter serment à Notre Seigneur. « Je jure que je m’efforcerai de préserver et consolider la confiance dans l’industrie des services financiers. Que Dieu tout-puissant me vienne en aide.» C’est par cette phrase que se conclura la cérémonie.

On aura beau dire, Dieu est de retour en Europe. Malraux avait un peu parlé d’un vingt-et-unième siècle qui serait mystique ou ne serait pas, mais on ne s’attendait pas à ce que cela aille si vite. Passe encore que chez nous, le Printemps Français rêve de nous transformer en théocratie dans une alliance de plus en plus objective avec les Barbus suburbains, mais voilà que Dieu vient en plus d’être convoqué pour restaurer le taux  de confiance dans les banquiers qui, en Hollande, était passé de 90% en 2008 à 37% en 2013.

Catherine Spaak préfère garder ses économies chez elles pour s'habiller
Dieu vaut-il mieux qu’une bonne vieille nationalisation ? Je veux dire pour vérifier que les banquiers ne jouent pas au casino avec mes éconocroques, est-ce que je peux me fier davantage à Dieu qu’à l’Etat ? Si je crois en Dieu, sans aucun doute à condition, évidemment que mon banquier y croit aussi. Ce qui est déjà un pari plus audacieux. Et même s’il y croyait, mon banquier, et qu’il soit protestant comme ce sera le cas en Hollande, ça ne changera pas grand chose au problème. Le banquier protestant, parce qu’il est protestant, ne verra aucun inconvénient à me ruiner au nom de Dieu puisque la fortune, chez ces maudits Réformés, est un signe d’élection divine, sachant qu’ils parlent de leur fortune à eux et pas de la mienne, du coup.

Admettons maintenant que mon banquier soit catholique, il aura certes sans doute plus de scrupules à me ruiner mais qu’est-ce qui me prouvera qu’il n’est pas partisan de la théologie de la libération, mon banquier ? Oui, figurez-vous qu’il y a plusieurs demeures dans la maison du Père et que la figure du catholique ne se résume pas aux ayatollahs à crucifix de Civitas ou à Béatrice Bourges qui ferait passer l’Opus Dei pour une boîte à partouzes. Il y a des catholiques de gauche, très à gauche même, regardez le pape François. Qu’est-ce qui me garantirait, dans cette hypothèse, que mon banquier n’utiliserait pas mon flouze, tout en ayant le sentiment de respecter son serment, pour financer du commerce équitable ou une quelconque révolution bolivarienne. Dans un tel cas de figure, j’essaierai de faire contre mauvaise fortune bon cœur, mais bon, tout le monde n’est pas obligé d’être de gauche tiers-mondiste old school comme votre serviteur.

Dernière hypothèse, mais j’ose à peine l’imaginer, Dieu n’existe pas, les banquiers hollandais le savent mais sont comme leurs confrères européens tellement aux abois qu’ils sont prêts à n’importe quoi pour continuer à faire de l’argent, quoi qu’il arrive.

Mais ça je n’ose y croire. D’ailleurs, Dieu ne le permettrait pas.

paru sur causeur.fr

vendredi 14 février 2014

Désolé de plomber Saint Valentin à l'arme lourde mais bon

Véronique Decker, directrice de l'école Marie Curie à Bobigny, où était scolarisée Mélissa, 7 ans, morte de matin dans l'incendie du bidonville du camp dit "des coquetiers" à Bobigny réagit au micro de l'Humanite.fr.


jeudi 13 février 2014

You better move on.


Je m'avise soudain, en l'écoutant, que Willy DeVille est mort. 
On l'avait entendu en concert à R., circa 86. On était accompagné par une Jessica Forde de l'époque (je dis ça pour ceux qui suivent).
Bon, il est mort donc.
Ca va pas arranger mon humeur, ça, les années Jessica Forde qui reviennent, la pluie, février, la droite partout. 
Je devrais écouter le conseil de Willy, en fait. On devrait toujours écouter les conseils de Willy. You better move on

Le corps de Jessica Forde, encore une fois.

Les années 80 furent épouvantables, c'est entendu, mais tout de même, il y avait au matin le corps de Jessica Forde dans les appartements de nos vingt ans.

On s'en va?


mercredi 12 février 2014

Un grand monsieur, une vraie leçon de dignité.

Cette réaction d'un grand industriel est remarquable de dignité, face à la calomnie. Assez, assez, assez de cette France du ressentiment qui ne supporte pas la réussite. Assez, assez de cette chasse aux riches qui n'est jamais loin de l'antisémitisme. Joie, joie, pleurs de joie devant le courage d'un vieux lion face à la meute surmutualisée des jaloux, des gagne-petits, des assistés...

mardi 11 février 2014

Les temps difficiles

« J’ai réussi à continuer à travailler. La journée était longue et je savais que d’autres journées seraient longues, elles aussi, et que parfois les hommes doivent être proches d’autres hommes capables de les aider à traverser des temps difficiles. Parce que c’est ce qu’ils étaient, ces temps-là: difficiles. » 

Larry Brown, 92 jours

lundi 10 février 2014

Jef le moraliste

L'homme dans la piscine est un homme politique français de premier plan.
La piscine appartient à un intermédiaire dans des affaires de trafics d'armes.
L'homme politique français prétend s'inquiéter d'un livre pour les enfants qui s'appelle"Tous à poil!" car l'homme politique français a un grand sens moral. Si, si.
Vous pouvez pisser dans la piscine, en fait. 
Et plus si affinités.

Retour d'Agen



Parfois, j'aimerais bien vivre dans un monde où je pourrais lire dans l'année qui vient un nouveau livre de Frédéric Berthet.

***

Les plus grands subversifs, les vrais chiens-loups du sens, les beaux travailleurs du négatif, les amants du chaos préfèrent le tweed, le cachemire, l'oxford, le velours, les richelieu. Ils pourront même à l'occasion apprécier un costume anthracite, bien coupé évidemment, de banquier protestant. Le rebelle qui s'habille en rebelle labellisé me fait toujours un peu penser à un soldat de l'été 14 qui charge en pantalon garance. C'est très courageux, mais c'est surtout très con.

***

Dans Au-delà du fleuve et sous les arbres, la jeune Renata est amoureuse du vieux colonel Cantwell parce qu'il n'est jamais triste le matin. Je ne suis pas près de me faire la jeune Renata, moi.

***

A l'entrée de Bon-Encontre, en Gascogne donc, on passe devant D'Artagnan immobilier. Je sais bien qu'il faut savoir faire une fin.
Mais quand même.
                                                                              ***
L'Histoire dans un hall d'hôtel, à Agen: grâce au délicieux Pierre Schuller de 813, j'ai pu parler un peu avec la veuve, âgée de 85 ans,  d'Enzo Lorenzi, dit Robert-le-Blond, l'homme qui a pris le commandement de la 35ème brigade FTP-MOI en février 43 après l'exécution de  Marcel Langer. 
Me souvenir, si besoin en était, dans ces cas-là, pourquoi je mourrais communiste, quoiqu'il arrive.

vendredi 7 février 2014

Agen


Huit heures
Agen
Pluie sur des avenues que je ne connais pas
Dans une voiture que je ne conduis pas
Métaphore trop évidente
De la vie

Mais ne vous réjouissez pas trop vite
Il est hors de question
Pour l'instant
Que je me mette
Un pruneau.


***

Légèrement obsédé: au six ou septième Norlande dédicacé dans un lycée d'Agen, il s'aperçut avec consternation que la date qu'il inscrivait était celle du 6 février 1934.

                                                                               *** 

Je suis à Agen. Une ville bien mal nommée en ce qui me concerne.


Un métier de chien.

mercredi 5 février 2014

Vers le Sud-Ouest

Nous serons jusqu'à dimanche du côté d'Agen pour la neuvième édition du salon Polar'encontre.
 .

mardi 4 février 2014

Au-dessous de tout

On peut reconnaître, à l'occasion, au pire de ses ennemis une certaine cohérence et un certain courage ou au moins une obstination. Le problème est que les socialistes labellisés Hollande ne sont même pas les pires de nos ennemis, qu'ils n'ont aucune cohérence, qu'ils n'ont aucun courage, qu'ils n'ont aucune obstination. Il s'agissait pour eux de devenir, sur les conseils terranovistes, le parti moderne et libéral, sociétalement audacieux, d'une vaste classe moyenne incluse. Et tant pis pour le peuple, encombrant comme un remords. C'était dégueulasse politiquement, mais pas idiot stratégiquement.
Pour cliver avec la droite, alors qu'ils ont le même programme économique qu'elle, ils ont décidé de la jouer à fond sur le mariage gay, les études de genre, etc.... Pas par amour de l'émancipation ou d'une humanité réinventée, non, mais uniquement parce que ça allait faire ressortir de leurs trous, comme un puissant répulsif,  les cancrelats de la réaction cathofasciste la plus éculée, celle qui s'occupe des bonnes moeurs de ses employés mais jamais de leur pouvoir d'achat. Ca n'a pas manqué. Le retour des morts-vivants pétainistes, des zombies chouans, du blob maurassien... Tout ça est remonté à la surface,  repeint aux couleurs d'une tea-party à la française. 
Et là, le gouvernement n'assume pas, se dégonfle et nous laisse en tête à tête avec les freaks consanguins de la réaction qu'ils ont réveillée et qu'ils n'ont pas le courage d'affronter.
Ils nous auront tout fait, ces cons, vraiment.

lundi 3 février 2014

Ce vice impuni, la lecture


Chandeleur

 

Raymond Chandeleur avoue: "En fait, Marlowe, c'est une vraie crêpe."

samedi 1 février 2014

Comme à Ostende




"On voyait les chevaux d' la mer
Qui fonçaient, la têt' la première
Et qui fracassaient leur crinière
Devant le casino désert...
La barmaid avait dix-huit ans
Et moi qui suis vieux comm' l'hiver
Au lieu d' me noyer dans un verre
Je m' suis baladé dans l' printemps
De ses yeux taillés en amande."

Jean-Roger Caussimon, "Comme à Ostende"


Et puis Arno, donc, mais aussi James Ensor, Marvin Gaye, Gérard Prévot, Léon Spillaert...