samedi 31 août 2013

Marxisme et moules frites

Allez, viens, les vacances du côté d'Orouët, c'est terminé.
C'est la Braderie de Lille, comme tout premier ouiquende de septembre.
Le bien aimé Parti communiste Français (PCF) sera de la fête.

De la Syrie et de Norman Mailer

paru sur Causeur.fr

Pourquoi sommes nous au Vietnam ? demandait Norman Mailer dans le titre d’un de ses grands romans paru en 1967. Il n’y était pas question de la guerre du Vietnam, qui pourtant battait son plein, mais d’une partie de chasse racontée d’une manière incroyablement brutale et hallucinée, dont les principaux protagonistes étaient un père et un fils issus de la haute société de Dallas. Obsession des armes, de la virilité, désir de retrouver un contact primitif et même sauvage avec la nature comme reflet de la vie américaine elle-même. Et Mailer concluait son roman de cette façon délicate : « Réfléchis, Amérique à tête de cul et médite un peu sur ton con. Peut-être comprendras-tu pourquoi nous sommes au Vietnam. » 
 On ne saurait mieux faire comprendre qu’une guerre menée par un pays loin de ses frontières n’est pas forcément dictée par de grands idéaux, droits de l’homme, lutte contre le communisme(forcément totalitaire), ou même par des considérations géopolitiques rationnelles, mais par quelque chose d’obscur qui s’apparente davantage à la pulsion. On peut faire la guerre pour oublier qu’on ne va pas bien, que nos sociétés s’embourbent dans la désespérance sociale, économique et qu’on est en pleine névrose collective.
C’est un petit peu l’impression que j’ai ressentie en apprenant que les USA, la Grande Bretagne et la France décidément atlantisée jusqu’à l’os depuis son retour dans l’Otan, ont décidé, alors que la mission de l’ONU n’est même pas terminée, de bombarder la Syrie.
On peut penser que cette opération ait toutes les chances d’être un écran de fumée dont les auteurs eux-mêmes espèrent que ça ne bouscule pas trop la situation sur place. Il n’empêche, à voir la joie mauvaise des experts militaires ou non qui se précipitent sur les plateaux, l’excitation médiatique qui règne comme une électricité malsaine, on comprend bien que la guerre, ça occupe et ça fait du bien. Surtout quand on vient d’annoncer une énième réforme des retraites qui se résume à une baisse du pouvoir d’achat des salariés.
En fait, on fait la guerre tout le temps, du côté de l’Occident et en particulier du triumvirat militaire USA-GB-France. Ça en devient une habitude. Je suis né en 1964. Entre 1964 et 1990, à part les paras sur Kolwezi et l’engagement de casques bleus français au Liban, avec la tragédie du Drakkar, je n’ai pas le souvenir que l’on partait en guerre à tout bout de champ.
Depuis 1990, ça n’arrête plus.
Irak (avec un match retour à 12 ans d’intervalle), Yougoslavie, Kosovo, Afghanistan, Libye, Mali et maintenant Syrie. La Syrie, vraiment ? A la limite, on peut mettre le Mali à part: au Mali, la France a fait la guerre pour préserver une zone d’influence et sauver effectivement la population d’une dictature islamique alors que je n’ai pas l’impression que la Libye, l’Afghanistan ou même l’Irak soient en passe de devenir des démocraties multipartites avec alcool en terrasse des bistrots et femmes nues à la téloche.
Il faut dire qu’en plus, pendant toutes ces années, un dispositif politico-médiatique néoconservateur, y compris en France, a substitué à la peur du communisme le choc des civilisations et la lutte du Bien contre le Mal, célébrée par des intellectuels autoproclamés chefs militaires. Il est du coup très difficile de vouloir même nuancer ce bel élan moral vers des carnages et des lendemains qui déchantent. Objectivement, calmement, même dans une perspective de guerre contre le terrorisme et contre l’axe du mal, l’Irak, c’était mieux avant ou après les deux conflits ? Et l’Afghanistan ? Et la Libye ? Si le Bien consiste à remplacer des bouchers par des fous furieux ou vice-versa, et qui sont tout aussi menaçants pour leurs propres populations et à notre égard, moi, j’aime mieux le Mal, quitte à me faire traiter de munichois.
Oui, décidément, il est dommage que Norman Mailer soit mort. Il aurait peut-être répondu à cette question simple : Pourquoi sommes nous en Syrie ? Je crains que les réponses implicites du roman de 67 ne soient les mêmes aujourd’hui. 
Parce que nous n’allons pas bien dans nos sociétés et que nous sommes aussi violents que trouillards, malades que brutaux.
Le pire des mélanges qui soit.

jeudi 29 août 2013

49

Etat présent de mon esprit: étonnement d'en être arrivé à ce point et d'être toujours aussi en rogne contre ce monde tel qu'il ne va pas. Impression de ne pas avoir trop trahi le jeune homme de 19 ans, sentiment qu'il n'aurait pas, non plus, trop honte de ce que j'ai fait de lui en trois décennies. 
Tu étais où le 29 août 1983? A Trouville, sans doute, avec la Fugitive. Années blondes, fin de saison, la khâgne dans quelques jours
Penser à se baigner, faire l'amour, écrire un roman. Mission accomplie, il me semble. 
Mais tout de même, 49...

mercredi 28 août 2013

Patrons en treillis, en attendant la Syrie

Scènes de dialogue social version medef



sur causeur.fr


Nous, on veut bien admettre que la lutte des classes n’existe plus, que seule la CGT (et encore) et quelques syndicats archaïques refusent un dialogue social modernisé, détendu avec le patronat et que cela donne des accords win win à la clef,  du genre de l’ANI : « Tu te flexibilises quand je te le dis et je te sécurise quand j’aurai le temps ». C’est passé comme une lettre à la poste en janvier pendant que l’on s’étripait allègrement sur le mariage pour tous. Mais si la lutte des classes n’existe plus, il faudrait aussi l’expliquer au Medef qui tient à partir du 28 août son université d’été, la première de l’ère Pierre Gattaz.
Le langage est en effet plutôt guerrier, voire franchement belliciste. On sent que ça manquait de testostérone du temps de Laurence Parisot qui pourtant n’a pas démérité. Il est en effet question d ‘« art de la guerre », de « faire partager le goût du combat », de « chasser en meute ». On trouvera d’ailleurs parmi les intervenants un militaire de haut rang directeur du renseignement militaire et un universitaire, Xavier Raufer, spécialiste des « menaces criminelles contemporaines ». Classes laborieuses, classes dangereuses ?
On objectera qu’il s’agit sans doute de faire face pour nos patrons du Medef à une concurrence internationale féroce. Ca ne nous rassurera pas forcément. On sait bien que dans toutes les guerres, même économiques, c’est toujours la piétaille qui sert de variable d’ajustement et que les généraux meurent assez rarement au combat.

dimanche 25 août 2013

Cassé-bleu


"Bormes les Mimosas, 23 juin 1952
Très cher René, 
Merci de ton mot. Cela m'a fait plaisir de te lire. J'étais un peu hagard au début dans cette lumière de la connaissance, la plus complète qui existe probablement, où les diamants ne brillent que l'espace d'un éclat d'eau très rapide, très violent. Le "cassé-bleu" c'est absolument merveilleux, au bout d'un moment la mer est rouge, le ciel jaune et les sables violets, et puis cela revient à la carte postale de bazar, mais ce bazar-là et cette carte, je veux bien m'en imprégner jusqu'au jour de ma mort. Sans blague, c'est unique René, il y a tout là. Après on est différent. Dis, je rentre bientôt. Je t'embrasse. 
 Nicolas" 

Nicolas de Staël se suicide le 16 mars 1955, à Antibes. Céline dit à peu près dans le Voyage que la vie se résume à éprouver le plus grand chagrin possible avant de devenir soi-même et de mourir enfin. Je pense plutôt, comme Nicolas de Staël, que le plus important est de trouver la lumière, de trouver le "cassé-bleu", de trouver "l'espace d'un éclat d'eau très rapide". Et puis, effectivement, se reposer et goûter la récompense d'un long regard sur le calme des dieux après une pensée.

samedi 24 août 2013

Et puis on pourra toujours se retrouver à Monterey en juin 1967



Ce document semblerait prouver que la Terre était encore parfois peuplée d'êtres humains, au moins jusqu'à la fin des années 60. La douceur, et même la bonté qui émanent des personnes filmées, les baisers, les sourires et les caresses qu'elles échangent forment un faisceau d'indices probant en faveur de cette incroyable hypothèse.
Coulez mes larmes, dit le policier.

vendredi 23 août 2013

Bory is not boring

A lire comme une histoire du cinéma de 1961 à 1975. Encore que Jean-Louis Bory, dont la voix nous paraît tellement fraternelle comme celle de tous ceux qui ont choisi la nuit avant que la nuit ne les prenne, n'aurait peut-être pas été d'accord: 
"Ne me demandez pas si je pratique une critique essentialiste, ou situationniste, ou structuraliste ou je ne sais quoi d'autre en -iste.  Un film, pour moi, c'est quelque chose de vivant. Chaque film renouvelle l'aventure. Aucun concept du cinéma-en-soi, aucun dogmatisme a priori ne m'embarrasse. Ce n'est pas le cinéma qui existe d'abord, ce sont des films.
Et puis, oui, peut-être, si tout va bien, il existe alors le cinéma." 

jeudi 22 août 2013

Ce sera doux, sexy, impitoyable...

Une redif d'une production FQG, après plusieurs attaques anticommunistes néocons cet été, pour dire que le léopard meurt avec ses taches, que nous serons rouges jusqu'à la fin et que finalement, jusque là, tout va bien.

mardi 20 août 2013

Comme un sorcier mandingue

Porto, août 2012
Ma seule et bien mince fierté aura été, devant la tyrannie technologique qui accélère sa course de manière démente et exponentielle, de ne céder que lorsque je ne pouvais plus faire autrement. 
J'ai mis très longtemps à avoir un répondeur téléphonique, très longtemps à avoir un fax, très longtemps à avoir un ordinateur, très longtemps à avoir un téléphone portable, très longtemps à avoir le câble (pardon la fibre), très longtemps à avoir internet, très longtemps à tenir un blogue. J'espère résister encore assez longtemps à facebook, à twitter, au smartphone, à la tablette. 
Mais je sens bien que la bête renifle, qu'elle est aux portes de la ville.
A ceux qui me diront qu'on peut toujours faire autrement, je répondrai que ce serait avec plaisir si j'avais une fortune de famille ou un vrai métier (forgeron, stylite, sorcier mandingue, tarnacien). Et quand je dis avec plaisir, c'est faible. Ce serait avec bonheur. 
Il y a eu une vie avant. J'ai eu une vie avant. Il me semble qu'elle était plus réellement vécue, mais je n'ose plus rien affirmer. Seuls les films tournés jusqu'au mitan des années 80 pourraient attester que je ne suis pas complètement fou. Même quand ces films sont mauvais. C'est sans doute pour cela que je les regarde de manière compulsive. 
Grâce au câble (pardon à la fibre). 
Car non contente de vous asservir, la technologie aime rajouter à cet asservissement une forme d'humiliation sadique en vous mettant face à vos contradictions. 
Comment il disait, déjà, le sorcier mandingue récemment exposé à la BNF? Ah oui:  "In girum imus nocte..."


lundi 19 août 2013

Et nous nous retrouverons du côté d'Orouët

Finalement, laisser la parole à Jean-Louis Bory, sur ce film, est encore ce qu'il y a de mieux à faire: 

"A ce petit jeu-là, notre complicité se réchauffe vite en sympathie. Rozier n'est pas Chabrol, il aime ses minettes et le petit Jules godiche. Cette sympathie communicative transforme ces petites bonnes femmes quelconques et ce quelconque godelureau. Ils ne sont plus personne, ils sont personnages. Rozier sait (cf Adieu Philippine) que le loisir révèle par sa vacance même -par sa liberté. Libres, ces jeunes gens à peine sortis de l'adolescence retournent à leur enfance -chahuteurs, insupportables, fous rires idiots, plaisanteries grosses comme des maisons, taquineries, drames minuscules, ennui léger. 
Encore innocents? Ca ne durera pas. Ca ne dure pas plus que les vacances en septembre, et c'est, en fin de compte, aussi mélancolique. Est-ce parce que Rozier, dans cette chronique dont il souligne le cours irréversible en notant les jours comme sur un carnet de bord a peint dans ce qu'il a de plus impalpable le temps qui se perd? Ou à cause du titre? Du côté d'Orouët évoque d'autres plages, marquées par l'ombre d'autres jeunes filles en fleur." 
17 septembre 1973

dimanche 18 août 2013

La chaise éclectique

Dans un mois, dans un an de Françoise Sagan (poche occase)
Le mauvais temps de Paul Guimard (poche occase)
Delicious de Mark Haskell Smith (Rivages)
Baked de Mark Haskell Smith (Rivages)
Rêves de gloire de Roland C.Wagner (L'Atalante)
Illusions perdues (r) de Balzac (Bouquins)
Filles de de Frederick Bush (Folio policier)
Le bon père de Noah Hawley (Série Noire)
Mort à crédit de LF Céline (r)(Folio)
Cycle mortel de François Marchand (Ecriture)
Ta femme me trompe de David di Nota (Gallimard)
Une année qui commence bien de Dominique Noguez (Flammarion)
Le charme des penseurs tristes de Frédéric Schiffter (Flammarion)
Le tueur se meurt de James Sallis (Rivages)
Respiration de la haine de Kaa (Fleuve noir occase)
Boulevard de Bill Gutentag (Série Noire)
and as usual, pendant l'été 
Odyssée (ma vieille édition de poche, traduction de Bérard)
Illuminations (ma vieille édition Librio, en francs, parce que la couverture représente Les saules têtards au coucher du soleil de Van Gogh et qu'elle ne proteste pas pliée dans la poche arrière d'un bermuda)

samedi 17 août 2013

Vergès: Sade au prétoire ou pourquoi le travailleur du négatif a bien mérité de se reposer.

Les néoréacs, enfin la fraction la plus débile d'entre eux qui a découvert Renaud Camus quand il a commencé à sombrer dans l'identitarisme,  Richard Millet dans la paranoïa raciale à six heures du soir au métro Châtelet et Philippe Muray, qu'ils n'ont pas lu, quand Philipe Muray est mort, bref, cette cohorte d'épiciers poujadistes et roteurs qui se prennent pour des anticonformistes parce qu'ils ne seraient pas de gauche et que la gauche (mais quelle gauche, bande de têtes de morts?) dominerait le paysage intellectuel, ces abrutis, donc, hurlent de joie à la mort du grand Jacques Vergès.
C'est drôle, eux qui détestent le bisounoursisme, comme ils disent;  les bien-pensants, comme ils disent aussi;  les pédés, comme ils le disent de plus en plus, les Arabes, comme ils disent quand ils disent musulmans, les Juifs, comme ils n'osent plus le dire alors que le logiciel antisème est toujours là; les communistes, comme ils disent depuis toujours, eh bien les voilà qui lapident un cadavre qui aurait dû leur plaire. Mais non, ces rebelles en peau de lapin ne sont jamais que des porcs droitards qu'un climat médiatique et une extrême droite banalisée fait ressortir du bois pétainiste et versaillais. Des larbins qui aiment dire que c'est la pluie qui tombe quand le capitalisme financiarisé leur pisse sur la tête.
Vergès, c'était autre chose: c'était le vrai travail du négatif. La claque permanente dans la gueule d'une bonne conscience occidentale qui ne veut pas comprendre pourquoi c'est elle qui a fabriqué le mal qui essaie de la tuer. 
Vergès, c'était Sade au prétoire. 
Mais bon, il faut lire Sade, aussi, ce qui est une chose et le comprendre, ce qui en est une autre . On peut en douter dans une France qui a manifesté par millions contre le mariage pour tous et qui laissent des débiles niçois vomir sur les roms.
C'était autre chose que Stéphane Hessel, c'est sûr Vergès. 
Il ne s'indignait pas, Vergès, il crachait au visage.
Et en souriant, en plus.

Je me souviens qu'il y a quelques années, Vergès était venu donner une conférence aux Amis de Georges Simenon, à Bruxelles, qui n'est pourtant pas une association polpotiste. Il avait parlé avec intelligence de la représentation du système judiciaire chez cet écrivain qu'il aimait et plus particulièrement du roman Le condamné à mort. Je lui ai serré la main et nous avons parlé de Paul-Jean Toulet parce que je n'allais tout de même pas lui demander ce que ça fait de tomber amoureux d'une belle et rebelle du FLN condamnée à mort. Même si au fond, c'est ça qui m'intéressait.




dimanche 11 août 2013

Séféris

"J'ai entendu les pierres raconter au vent les mythes et les légendes.
  Sous la lumière pâle et reposante du soleil couchant ou dans l'éclat du soleil de l'été,
  Mes yeux innocents considéraient comme naturelle la beauté indicible des statues et des        monuments
  Naturel comme le mouvement de la mer et l'odeur des pins"

Georges Séféris, prix Nobel en 1963, diplomate, est mort en 1971 à Athènes. Il ne publiait plus depuis le putsch des colonels en 67 dont la dictature ne devait cesser qu'en 1974.

jeudi 8 août 2013

Un peu plus loin que d'habitude


Quand les rares survivants du grand autocide inscrit dans les gênes de la société spectaculaire marchande se seront regroupés dans quelques îles grecques et auront instauré le communisme poétique, sexy et balnéaire, le principal problème de l’humanité, composée pour l’essentiel de filles en débardeur et mini shorts, sera le choix d’une plage pour passer la journée.
Moi, je serai sur une chaise longue, en bermuda blanc, chemise de lin et panama, à l’ombre d’un tamaris. Je lirai des poèmes ou j’en écrirai sur un petit carnet. Je serai très vieux mais ça ira quand même parce que je pourrai mourir tranquille. Tout continuera sous le bleu, sans moi. D’ailleurs, on ne mourra pas dans ce monde là, on ira juste nager un peu plus loin que d’habitude, vers la déesse qui nous fera signe à l’horizon.

samedi 3 août 2013

"On remet le croiseur à la vague divine."

Et puis le plus important
A la fin
C'est de partir à la plage
Une de celles où il n'y a personne
Avec Homère et de l'eau fraîche
Lire se baigner lire se baigner oublier dormir à l'ombre d'un tamaris lire se baigner une dernière fois 

Attendre la métamorphose

Ne plus jamais être perdu de vue par l'horizon
 


vendredi 2 août 2013

En mini short, évidemment.

La réapparition du mini short en jean, cet été, atteste de l'existence de Dieu. D'ailleurs, si ça se trouve, Dieu est une jeune fille en mini short. Une jeune fille noire, évidemment. Peut-être même une jeune fille noire et armée. Et avec un peu de chance une jeune fille noire, armée et communiste. 
En mini short, évidemment.