mercredi 29 septembre 2010

Ligne, décidément...

"Je ne vois presque plus d'envie de s'amuser: tous les esprits sont lents; plusieurs sont pesants. On croit aux impossibilités. On se laisse aller à une vie uniforme, à une monotonie insupportable; on n'a plus qu'une sourde ambition. Les militaires ne souhaitent pas assez la guerre; les jeunes gens ne recherchent pas assez le plaisir et le tapage; les femmes, les fêtes, les courses de traîneaux. Le monde va-t-il donc finir? C'est la sagesse qui nous conduira aux petites maisons. C'est la folie de la raison."

Prince de Ligne, Fragments de l'histoire de ma vie.



Ou l'on comprendra que les écrivains réactionnaires ne sont plus compréhensibles aujourd'hui que par les révolutionnaires et les amants du négatif. Lisez des écrivains réactionnaires et brûlez des banques, ne croyez pas aux impossibilités, ne vous laissez pas enfermer dans les petites maisons. Partout, tout le temps, dansez et laissez se déverser la furie prolétarienne pour retrouver le monde d'avant. Pas de nostalgie, à moins que nous admettions que la révolution, c'est la nostalgie du futur. Ce qui est notre cas.


mardi 28 septembre 2010

Ne travaillez jamais!

"Elle dormait neuf heures la nuit, et trois heures au milieu du jour. Ceci excepté, elle ne faisait rien. Quand elle se levait, c'était pour s'étendre en peignoir sur une natte fraîche, avec deux coussins sous la tête et un troisième sous les reins. Jamais je ne pus la décider à s'occuper de quoi que ce fût."

Pierre Louÿs, La femme et le pantin.

lundi 27 septembre 2010

HUGO 2012!


La zone chaviste libérée de ce blog est heureuse de vous annoncer que Le PSUV et le PCV viennent de remporter largement les Législatives , ce dimanche 26 septembre,au Venezuela.
Une opposition qui serait allée chez nous, en gros de Marine à Martine, a pourtant joué un jeu à la chilienne en axant sa campagne sur l'insécurité (tiens, tiens...) et a cherché à déstabiliser le pouvoir chaviste confronté à une crise économique mondiale qu'il a décidé de ne pas faire payer aux pauvres.
En France, où Hugo Chavez est médiatiquement présenté comme un dictateur populiste, il faudra quand même que les chiens de garde nous expliquent comment on appelle une dictature où se tiennent des élections libres, surveillées par des envoyés internationaux.
Vous allez voir qu'on va beaucoup moins en parler dans les gazettes et les téloches que s'il avait perdu, évidemment.
Puisqu'on y est et qu'il affronte des présidentielles, comme nous, en 2012, est-ce qu'on  ne pourrait pas en même temps lui demander de se présenter pour le Front de Gauche? Je suis sûr que Mélenchon et Chassaigne ne diraient pas non.
L'opération Hugo 2012 pour le Front de Gauche commence aujourd'hui!
Vive la révolution bolivarienne!
Vive le socialisme du vingt et unième siècle!

Aidons les vrais pétainistes en colère!

Ils sont révoltés par l'amalgame entre Sarkozy et Pétain. Ils ont raison: Sarkozy déteste le travail, la famille et la patrie. Et comme je hais ces mensonges qui vous font tant de mal, je rends justice au Maréchal sur Causeur. 
Le sarkozysme n'est pas un pétainisme. Le sarkoszysme, c'est nouveau, c'est maintenant  et c'est en le sachant que ça se combat. Qu'il y ait un "transcendantal pétainiste" comme dirait Badiou dans le sarkozysme, c'est possible. Mais ce n'est pas tout: il y a aussi cet ethnopopulisme identitaire comme méthode de gouvernement pour sauver le capitalisme en France, en Italie, en Hongrie, au Danemark, en Hollande. C'est lui qu'il faut combattre et rechercher les outils théoriques pour lui démonter la tronche.

-L'hiver approche...
-Oh oui, allons chercher des outils théoriques pour lutter contre l'ethnopopulisme identitaire comme méthode de gouvernement.
-Tu as raison, ça réchauffera.

vendredi 24 septembre 2010

Houellebecq.





Michel Houellebecq existe-t-il ? Ou s’est-il déjà cloné comme il avait prévu de le faire dans son précédent roman, La possibilité d’une île ? Et de quel Houellebecq parlons-nous, d’ailleurs, en cette rentrée littéraire ? Quel Houellebecq voyons-nous au juste ? Le bateleur qui court les plateaux les plus prestigieux ? L’écrivain qui finalement parle assez peu de son livre ? Ou le Houellebecq-personnage du dernier roman du Houellebecq-écrivain, La carte et le territoire ? On pourrait croire en l’occurrence que le roman a contaminé la réalité, à moins que ce ne soit le contraire, nous laissant aussi égarés que les personnages de K.Dick errant dans des réalités changeantes, au statut incertain et en perpétuelle mutation.
Ce qui est sûr, cependant, c’est que le phénomène Houellebecq dépasse en ce moment largement le champ de la littérature.  Quand il est question de lui, nous sommes plus proches d’un domaine habituellement réservé aux icônes pop ou aux  rock stars. Certes,  Houellebecq, en  2000, n’avait pas hésité à monter sur scène pour chanter ses poèmes et donner un album produit par Bertrand Burgalat, l’homme qui aime faire chanter les écrivains. Mais là, Houellebecq est partout, absolument partout, surtout en Une de magazines archétypalement branchés et politiquement corrects, de magazines qui n’hésitent pas d’habitude à traquer la moindre déviance idéologique chez les auteurs suspectés d’écorner la bien-pensance d’une certaine gauche angélique.
Il semblerait qu’en ce qui concerne Houellebecq, ces nouveaux inquisiteurs le fassent bénéficier d’un confortable et définitif « Noli me tangere » et que soient passés par pertes et profits les affreux soupçons d’islamophobie ou de flirts plus ou moins sérieux avec des sectes apocalyptiques prêchant la venue des extra-terrestres. Pour d’autres écrivains, cela aurait été rédhibitoire. On ne pourra néanmoins que se féliciter de cette inhabituelle mansuétude. Un écrivain doit évidemment bénéficier d’une manière d’extra-territorialité idéologique et n’être jugé que sur la valeur de son œuvre. On aimerait simplement que cette tolérance si charmante pour Houellebecq ne soit pas une exception et que d’autres puissent bénéficier de la présomption d’innocence qui lui est accordée si généreusement.
Cette faveur, cette ferveur médiatique même, Houellebecq en joue évidemment,  non sans un certain cynisme. Qui pourrait lui en vouloir ? D’autres écrivains que lui, et de bien moindre valeur, ont été l’objet d’une publicité et d’une surexposition tout aussi délirantes qui leur a permis de vendre beaucoup de livres qui n’étaient pas bons. Pas bons du tout, même. Nous n’aurons pas la cruauté de revenir ici, par exemple, sur le cas de Christine Angot qui a réussi à faire passer des autofictions  plates et hargneuses pour une expérience des limites  alors qu’elle montrait surtout les limites de son expérience. Angot apparaît d’ailleurs, fugitivement, et pas à son avantage, dans La carte et le territoire.
On finirait presque par l’oublier, ce roman, à la longue. Houellebecq, si manifestement intelligent, ne se rend-il pas compte qu’il y a deux façons de ne pas parler d’une œuvre : en lui faisant subir une conspiration du silence ou, au contraire, en la surexposant jusqu’à l’aveuglement, ce qui rend de fait difficile toute lecture véritablement critique. Finalement Houellebecq trouve peut-être préférable d’être aimé ou détesté pour des raisons qui n’ont plus rien à voir avec son texte.
C’est dommage pour La carte et le territoire. Il s’agit d’un roman important et qui le demeurera encore, même à l’époque où certains de ses personnages, des figures du milieu littéraire comme Beigbeder, de l’édition comme Teresa Cremisi ou de la télévision comme Jean-Pierre Pernault, seront définitivement oubliés et qu’il faudra des notes en appendice pour nous rappeler qui ils étaient.
La carte et le territoire est d’abord un roman sur un monde qui change sans que ce changement soit réellement visible, un monde où la catastrophe avance au ralenti : le nôtre. Il commence sans plus de précision dans la France des années 2010 pour se terminer une trentaine d’années plus tard. Houellebecq renoue ici encore avec l’anticipation. Elle est pour lui, plus qu’un genre littéraire, une manière de  penser le présent en grossissant et en agençant habilement quelques lignes de force déjà présentes aujourd’hui : réorganisation de l’espace selon les convenances de la marchandise, écologisme de confort, ethnicisation des rapports sociaux, toute-puissance de la télévision.  Ce n’est pas un hasard, d’ailleurs, si les trois personnages principaux du livre ont une occupation qui a un rapport avec ce nouvel aménagement de l’espace et du temps et s’interrogent en permanence sur ce que signifie représenter la réalité pour essayer de la saisir alors que tout bascule d’un monde l’autre.
Il y a d’abord Jed Martin, un peintre qui sera le personnage principal mais aussi son père, Jean-Paul Martin, un architecte et enfin Michel Houellebecq lui-même, écrivain qui n’écrit plus simplement parce qu’il n’en éprouve plus la nécessité.
Ces trois êtres, outre leur désir plus ou moins bien assouvi de dire et de témoigner sur un réel qui change de nature, presque de texture sous leurs yeux, ont un autre point commun assez désespérant. Ils sont en proie à une aboulie résignée et un amour plutôt modéré de la vie et de ses plaisirs. Pour reprendre un mot de Houellebecq, ils « n’adhèrent  » pas réellement à l’existence.  D’ailleurs, le père de Jed ira se faire euthanasier du côté de Zurich tandis que Houellebecq-personnage sera victime d’un meurtre particulièrement atroce auquel Houellebecq-écrivain se charge de donner une dimension grand-guignolesque qui sauve le tout du banal récit calibré de serial killer américain.
Ce que recherchent, dans le meilleur des cas, les personnages de La carte et le territoire, c’est une ataraxie qui prend des formes aussi exaltantes que des après-midi à regarder des dessins animés sur une chaine câblée ou à manger de la charcuterie industrielle en buvant du vin argentin dans la cuisine d’une maison irlandaise située non loin d’un aéroport.  Sans compter l’établissement dans des villages du Loiret ou de la Creuse. C’est un non-vouloir généralisé qui caractérise ces trois hommes dont on aura le droit de penser que leur intelligence va de pair, finalement, avec une inappétence qui confine à la veulerie.
Ils ne sont pas très sympathiques mais sommes-nous là, hypocrites lecteurs, pour aimer des personnages qui nous apportent de toute manière de mauvaises nouvelles sur une société qui se perd de vue et sur un pays dont le pittoresque sonne de plus en plus faux. Un pays qui se résume ici à quelques enclaves touristiques occupées tour à tour par des Anglais bientôt ruinés par les crises du système financier et remplacés par des Russes et des Chinois, nouveaux et provisoires vainqueurs de la mondialisation, bien décidés à jouir de cette France devenue un dépliant pour Relais et Châteaux quand ce n’est pas un bantoustan sécurisé pour résidences secondaires.
Dans La carte et le territoire, Jed Martin, le peintre, aura plusieurs périodes dans son art, entrecoupées chacune par de longues années improductives. Il éprouvera d’abord, jeune homme, le désir de photographier les objets manufacturés, puis les petits métiers mais aussi plus tard, de réaliser une série de tableaux dont on peut imaginer qu’ils renouent à la fois avec l’esprit de la Renaissance et la technique des portraits de David Hockney, tableaux qui ont pour titre, par exemple, « Bill Gates et Steve Jobs s’entretenant du futur de l’informatique. » Mais surtout, Jed, en photographiant des cartes Michelin et en montrant qu’elles sont plus belles et donc plus réelles que des photos satellites, qu’elles rendent compte de manière infiniment plus complexe et vraie de l’espace où  nous vivons, apporte cette preuve que la figure du monde s’en va. Il ne sert à rien de vouloir ralentir ce mouvement, sinon en témoignant sous formes d’inventaires fatalement incomplets comme le fait aussi à sa manière son ami l’écrivain Houellebecq, dont  Jed fait le portrait, un portrait qui sera sa dernière œuvre.
On retrouve dans ce livre, et heureusement, ce qui fait une des forces de Houellebecq : un humour et un sens de la provocation qui donnent des tirades sur la nullité de Picasso ou sur le bonheur de voir un enfant se faire mal en tombant. Cette cruauté comique atteint son sommet macabre quand Houellebecq raconte son propre enterrement et imagine la stupéfaction de la foule qui découvre un cercueil minuscule largement suffisant pour y mettre ses restes retrouvés après qu’ils eurent été éparpillés par son meurtrier.
L’écriture, dans La carte et le territoire, réussit un exploit paradoxal : elle est à la fois fluide et discrètement étouffante. On ne revient jamais sur une phrase tant la clarté du propos est évidente mais rien non plus n’accroche jamais l’œil. C’est évidemment la volonté de Houellebecq toujours à la recherche de la plate forme. Cela ne veut pas dire pour autant que l’on soit obligé de trouver cela aimable. Mais il n’est pas certain que La carte et le territoire
où alternent des pages sur la dégradation physique inévitable, sur l’impossibilité de l’amour, sur un monde dépoétisé à l’extrême où le seul vrai bonheur éprouvé par Jed est de faire ses courses  dans un hypermarché vide, soit un livre qui se veuille plaisant.
Il se contente d’être là, comme une évidence mortifère. Ou un bloc d’abîme en formation.

Jérôme Leroy

mercredi 22 septembre 2010

Al Quaïda, antisocial, tu perds ton sang froid.

 On n'a pas de chance, à gauche. Non seulement de Godin à Mec, euh pardon de Godet à Minc, les experts nous expliquent que nous sommes  des assistés  irresponsables grévicoles mais voilà que Eric Woerth et le gouvernement viennent de recevoir un soutien de poids en la personne d'Al Quaïda, dont les analyses sur les grands équilibres sociaux et l'Etat Providence sont bien connues. Apparemment, si la France manifestante devait donner le mauvais exemple en continuant à demander le maintien de la retraite à 60 ans, l'organisation terroriste frapperait sans pitié notre pays.
Ces informations relayées par Hortefeux nous viennent directement de notre célèbre ami le clown Squarcini de la DCRI, l'homme de fer, qui a déjà démantelé le réseau parapsychologique de Tarnac qui sabotait les TGV par la puissance de la pensée.
Avec tout ça, on attend tout de même avec impatience le prochain livre de Quadruppani sur l'idéologie antiterroriste comme méthode de gouvernement dans les pseudo-démocraties spectaculaires marchandes.
Ces trois experts sont formels, la retraite à 60 ans, c'est mal.


Conformément à la politique sanitaire en vigueur à FQG, toute photo de vilains personnages est aussitôt suivie d'une photo de famapouale pour rappeller aux enfants que c'est beau, c'est beau la vie.

samedi 18 septembre 2010

Service d'ordre

Ne soyons pas angéliques, camarades! Le dépérissement de l'Etat qui nous conduira à la société réellement communiste, sexy et balnéaire ne se fera hélas pas en un jour. Il est fort possible que nous ayons besoin, même provisoirement, d'une police politique pour protéger le processus révolutionnaire des ultimes sursauts de l'ethnocapitalisme en phase terminale et de ses sicaires stipendiés. 
Il semblerait que pour cette Tchéka des plages, ce Guépéou des dunes, ce NKVD des parasols, le Politburo de FQG s'oriente vers ce type d'uniforme et d'équipement. Vous pouvez évidemment donner votre avis, sachant qu'il n'en sera tenu aucun compte.

vendredi 17 septembre 2010

Eloge de la mauvaise musique

"Détestez la mauvaise musique, ne la méprisez pas. Comme on la joue, la chante bien plus, bien plus passionnément que la bonne, bien plus qu'elle elle s'est peu à peu remplie du rêve et des larmes des hommes. Qu'elle vous soit par là vénérable. Sa place, nulle dans l'histoire de l'art, est immense dans l'histoire sentimentale des sociétés. Le respect, je ne dis pas l'amour, de la mauvaise musique n'est pas seulement une forme de ce qu'on pourrait appeler la charité du bon goût ou son scepticisme, c'est encore la conscience de l'importance du rôle social de la musique. Combien de mélodies, de nul prix aux yeux d'un artiste, sont au nombre des confidents élus par la foule des jeunes gens romanesques et des amoureuses."

Marcel Proust, "Eloge de la mauvaise musique", Les plaisirs et les jours

Tout ça pour vous dire, parce qu'il fallait bien que ça sorte, que c'est tout de même sur ça que j'ai dansé mon premier slow avec les réactions physiques subséquentes. Et en réfléchissant bien, il y a de fortes chances que ma théorie définitive sur le communisme sexy et balnéaire ait  trouvé son origine dans le poème en prose du grand Jean-François Maurice. Je pourrais me justifier en faisant remarquer que ce sont des FTP qui ont libéré Monaco en 44 et qu'ils ont songé à en faire une république populaire. C'est authentique. Mais malgré tout, je vois bien que sur ce coup-là, je vais quand même du mal à obtenir du jury les circonstances atténuantes.

mercredi 15 septembre 2010

Serge Quadruppani, écrivain internationaliste de langue française (et italienne aussi)

 Saturne de Serge Quadruppani
(Editions du Masque,17 euros). 
On reparlera évidemment ici et ailleurs du livre de notre ami en librairie le 23 septembre. Pas parce qu'il est notre ami mais parce qu'il écrit de bons livres. En même temps, s'il est devenu notre ami, c'est parce qu'il écrit de bons livres. C'est un cercle vertueux.
Ce roman est recommandé par le major Ebert, responsable des bibliothèques des gardes-frontières de la République Democratique Allemande (RDA). Pour lire le compte-rendu du major Ebert,  rendez-vous sur le site kultur@kultur.ddr

mardi 14 septembre 2010

Le frivole et le sérieux



Il y a d'abord eu un article sur François Taillandier et son excellent Time to turn qui est le cinquième et dernier volume de la Grande Intrigue (Stock). C'est ici. Dommage que Houellebecq, même si La carte et le territoire le mérite, prenne toute la lumière d'une rentrée littéraire pavlovienne.
Houellebecq, on en a parlé chez Pierre-Louis Basse, à Europe 1, ici. en compagnie notamment de Jean-Marc Parisis. Mais on prépare aussi un papier plus long, plus tard.
Pierre-Louis Basse nous avait aussi invité ici, jeudi, pour parler de la littérature engagée. C'était dans le cadre de la Fête de l'Huma où l'on a signé samedi et dimanche et où l'on s'est offert un Clouscard pas encore lu, Le frivole et le sérieux, au stand des éditions Delga. 
L'omelette aux cèpes des camarades de l'Ardèche est toujours aussi bonne comme les huitres des camarades de Charente Maritime. 
Cela n'empêche pas une certaine fébrilité politique. 2012 approche. Alors avec Mélenchon? Avec Chassaigne? Peu importe, tant que la stratégie du Front de Gauche est suivie et que l'unité permette un score à deux chiffres pour peser au maximum sur le candidat social-démocrate ou social-libéral du second tour. 
A moins que nous ne passions en tête dès le premier tour et qu'on la fasse enfin, cette révolution par les urnes. On pourrait commencer, par exemple, en étant trois millions dans la rue le 23, et que dans la foulée une grève reconductible soit décidée.

On va aussi croiser les doigts pour Chavez: le 26 septembre, il affronte des législatives dans un climat de déstabilisation qui n'a rien à envier aux dernières mois de l'Union Populaire au Chili (revu le film de Guzman sur Allende, celui qui met les larmes aux yeux.) Ce serait bien que Chavez évite un 11 septembre. On parle évidemment du 11 septembre 1973 et non de celui de 2001 qui n'est jamais qu'un différent immobilier entre deux familles autrefois alliées autour du pétrole, les texans Bush et les saoudiens Ben Laden.
Au moment où l'on quittait la fête de l'Huma, on apprenait la mort de Chabrol. On lui a rendu hommage sur Causeur.

mercredi 8 septembre 2010

Deux millions huit cent mille.

Deux millions huit cent mille ignorants en économie ont donc manifesté hier.
Ils ne sont pas réalistes, tous les média le disent. Non, ils ne sont pas réalistes, ils sont juste le réel.

lundi 6 septembre 2010

Je sais, je sais, je sais...


C'est sans doute
1° très réactionnaire, mais nous n'accepterons de remarques sur ce sujet que de la part de ceux qui iront défiler demain.
2° très "vieux français": je n'ai pas dit "de souche" puisque ceux qui se définissent comme tels sont au sens premier  du terme, des "demeurés" et même s'il y a plusieurs demeurés dans la maison du Père, ceux-là sont quand même de belles ordures racistes.
3° très "anar de droite" et n'en déplaise aux usurpateurs d'identité, l'anar de droite est le contraire du beauf et particulièrement de cette néoespèce blogueuse, le beauf vaguement teinté de belles-lettres ce qui ne l'empêche pas de toujours garder le nerf de boeuf anti bougnoule  à portée de la main .
Mais pour nous ce slam auldescoule de Jean  Gabin reste la quintessence d'un dandysme du terroir, d'une parlure disparue et de l'élégance des temps endormis
Quelque chose qui a rapport avec la France, vous savez ce pays aujourd'hui défiguré par ceux qui prétendent, au gouvernement et ailleurs, défendre son identité alors qu'ils en sont l'exact envers.

jeudi 2 septembre 2010

Pour les Lillois et les habitants du reste de la galaxie (éventuellement)

Samedi,  pendant la Braderie, on signera entre 15H et 19H, au stand du Parti Bien Aimé. Et après, au même endroit, on mangera des moules frites dont chacun sait, traditionnellement, qu'elles sont les meilleures et les moins chères. Et on dansera. Il faut toujours danser.

Le bonheur du girafon mort...

...c'est de se retrouver chez ce bon docteur Muller, perdu comme Jonas, dans les entrailles de la Baleine. 
Et en attendant qu'on vous parle du dernier Chainas, 2030: odyssée de la poisse, un Poulpe complètement déviant, allez voir la réclame suivante, qui ne l'est pas moins, déviante.




mercredi 1 septembre 2010

La grâce violente du film noir

A propos de The Killer inside me de Michaël Winterbottom (adapté de l'immense Jim Thompson), film auquel, pour des raisons aussi esthétiques que politiques, esthétiques donc politiques, on n'a laissé aucune chance face à Inception, cet été. C'est sur Causeur.