dimanche 28 février 2010

Une très légère paranoïa

Bien sûr, c'était une très jolie chambre, avec du bois naturel un peu partout et une vue imprenable sur le lac gelé, à Zell am See. 
Mais quand on m'a donné la clef, tous les amis de Winston Smith comprendront la très légère paranoïa qui s'est emparée de votre serviteur.  
J'ai regardé le lac en buvant une bière, l'air faussement calme, à essayer de repérer les caméras de surveillance et  m'attendant, d'un moment à l'autre, à ce que la porte s'ouvre dans mon dos et laisse entrer O'Brien:
 -On a mis le temps, camarade, mais on n'a fini par t'avoir.

samedi 27 février 2010

Identité internationale (2)

Finalement, on se dit au bout d'une semaine en Autriche, à voir tant de lycéens parler un français admirable, que la France est à tous ceux qui parlent sa langue. On pourrait même pousser le raisonnement un peu plus loin et déchoir de leur nationalité les débiles acronymiques  de la réacosphère qui dysorthographient à tout va leur écoeurant racisme ou le gros toulousain qui se prétend de gauche, qui dit "mouarf" pour exprimer l'ironie et croit pouvoir pasticher Sollers alors qu'il n'en a pas lu une ligne car il ne lit rien, ce con.
Oui, quand nous arriverons au pouvoir, la nationalité française sera accordée sans condition, s'ils le souhaitent:
à l'épicière de Saint-Louis du Sénégal chez qui j'allais acheter des bonbons au gingembre et qui écrivait en cursive sur un cahier les articles vendus, 
à la lycéenne d'Innsbruck qui me demande avec l'accent d'Alexandra Stewart à propos de  La Grande môme si le désir de changer le monde peut excuser la violence, `
à Marianne Diop, bibliothécaire à Dakar, qui m'emmena à un concert de Mama Sadio
à mes camarades sans papiers de Lille qui lisent Camus dans la salle d'attente du tribunal administratif, 
à ce vieux dandy bostonien à qui j'avais laissé un exemplaire du Monde à Quincy Market, 
à Auguste Naouki et Violetta Moldovan de Kichinev (RSS de Moldavie) quand à l'été 82 nous récitions ensemble Aragon 
et plus généralement aux Québecois, aux Cajuns, aux Maliens, Ivoiriens, Togolais, Camerounais, Congolais, Wallons, Béninois, Bruxellois, Vietnamiens, Cambodgiens, Libanais, Haïtiens, Gabonais.
Si le coeur vous en dit, bien que le climat par les temps qui courent soit parfois difficilement respirable, vous pouvez venir. 
Tous.
Ce sera un honneur.

vendredi 26 février 2010

Réflexions sur la question Quick

On a beau être en Autriche avec la Grande Môme en phase d'exfiltration, en France, les conneries continuent. On est plus triste qu'en colère et c'est sur Causeur.

Poetry in motion

Vous retrouverez ce poème dans le recueil Sauf dans les chansons à paraître à la Table Ronde en avril 2015.

En cavale


La grande môme aurait été aperçue à Vienne, Steyr, Linz, Gmünden, Salzbourg, Zell am See, Innsbruck mais aussi dans des endroits aussi improbables que Almünster am Traumsee ou Attnang Pulcheim. Les services secrets du bien aimé président Chavez vont tenter une exfiltration  de notre jeune fille au coeur pur par le Vorarlberg, Bregenz, le lac de Constance et l'aéroport de Zurich. Parce que la Mittel Europa, ça va cinq minutes même si la grande môme écoute en boucle sur son aillepaude, en plein Tyrol, Ma France de Jean Ferrat, l'Hymne de l'Union soviétique et l'Internationale. Il faut dire que la grande môme, quand elle s'est aperçue sur la carte Michelin que son train croisait à cinquante bornes de Berchtesgaden, elle s'est souvenue de ses fidélités fondatrices.

mercredi 24 février 2010

Spéciale Kasdi from Austria pour le camarade Ubifaciunt...

...avec ces cartes trouvées dans un bar de nuit de Gmünden. Où est-ce Gmünden? Bonne question, camarade. Parfois, on est loin. Elles t'attendent à la maison ou j'irais te les apporter, voyou libertaire, latiniste communard, helléniste rouge et noir.

Spéciale Kasdi from Austria avec Babouse Hebdo, 13...

 

...pour ce sinistre CSP, post-trotskyste alopécique et onaniste qui confond sa teube avec le joystick de sa wi de célibataire malpropre et prend ses désirs pour des réalités en annonçant la mort du PCF, qui pourtant va lui mettre la punition aux Régionales, à lui et à son parti néo-communautariste prônant l'aliénation religieuse de la femme. On les comprend, aucune ne veut passer une nuit sur mon chauve.

lundi 22 février 2010

Berggasse, 19

Temps étrangement printanier, comme un mensonge. On aura assez peu de temps avant la rencontre à l'Institut Culturel. La maison de Freud n'est pas loin.
On y va dans la rumeur dorée de la ville. Berggasse, en pente douce, résidentielle et calme. Ne pas pouvoir s'empêcher de remarquer, tout de même, la présence, avant d'arriver au 19, d'une échoppe de surplus militaire calmement cryptonazie et,  un peu plus loin, sur le trottoir d'en face d'un joli magasin de lingerie coquine dont l'enseigne kitsch proclame La philosophie dans le boudoir.
Eros et Thanatos sont dans la salle d'attente, comme d'habitude.

dimanche 21 février 2010

La grande môme en Autriche.

-Alors, on remet ça, ma grande?
-Eh oui... L'Autriche, si on m'avait dit ça...
-Et moi donc. Le prix des lycéens francophones, t'es fière au moins?
-Je veux. Mais dis-moi, Jérôme, ça fait combien de temps qu'on tourne tous les deux?
-Je ne sais pas. Dix huit mois, au moins. Peut-être bien deux ans.
-Tu ne trouves pas qu'il serait temps de me faire une petite soeur?
-Je vais y penser ma grande, je vais y penser.


Du 21 au 27, donc, nous sillonnerons l'Autriche avec La Grande Môme. Les commentaires restent modérés, mais que ça ne vous empêche pas: si on a du ouifi, on vous donnera des nouvelles.

samedi 20 février 2010

Demain, le socialisme réel, sexy et balnéaire.

Ca ressemblera à ça, en fait. Une voie originale mêlant les acquis dionysiaques, apolliniens et marxistes-léninistes. 
Allez, maintenant, dansons!
The Zombies - Time of the Season
envoyé par peakers. - Explore more music videos..

Bonheur de l'insomnie cinéphilique

Revoir Le Petit Soldat de Godard avec Michel Subor et Anna Karina. Des plaisirs conjugués de l'activisme politique et des jeux de la séduction dans la Suisse des années 60.
On parle de Drieu, on fait des citations blanches de Chardonne, on photographie Anna Karina comme si on lui faisait l'amour. On aurait bien aimé être Godard en 1960, en fait.

jeudi 18 février 2010

Quand Magritte encule...

Magritte, à force de l'avoir vu épinglé dans des chambres de jeunes filles, on avait fini par oublier la force radicalement subversive de sa peinture. Un aller-retour à Bruxelles, un déjeuner sur le toit du musée de la musique, merveilleux point de vue sur la ville au sommet d'un bâtiment Art Nouveau: on aurait aimé y aimer dans l'élégance des temps endormis de longues bruxelloises mystérieuses  (Khnopff) ou totalement chaudasses (Félicien Rops) . 
Mais nous étions là pour Magritte et visiter le musée qui lui est entièrement consacré, récemment ouvert à deux pas. Encore plus qu'un musée Magritte, il s'agit d'un musée sur l'histoire du Surréalisme en Belgique, en fait, avec des trésors bibliophiliques entre deux tableaux qui feraient mourir d'envie notre ami George Weawer, bibliomane subversif.
Du coup, on s'est offert ses Ecrits, à Magritte, parce que tout ce qu'on a lu de lui  durant la visite nous a enchanté et, entre autres,  ce tract co-écrit avec le poète Marcel Marien. De toute façon, dans ce musée, tous nos chers suspects habituels étaient réunis dont l'admirable Scutenaire. 
Alors voilà la chose, belle, choquante, drôle, hymne à tout ce qu'on aime: la dépravation, la subversion, la provocation des cons. C'est frais comme des joues d'enfant, je trouve, et pourtant ça date de 1946. Circonstance aggravante, à l'époque, Magritte est au Parti Communiste Belge. Irrécupérable, on vous dit. La réconciliation avec ce monde-là ne viendra décidément jamais.
On cliquera sur l'image.

Louisiane

 17 janvier 2010, 8h


"Vous avez l'imprécis grandiose des horizons urbains."
Valery Larbaud


"Nous avions plusieurs traits de ressemblance avec ces autres sectateurs de la vie dangereuse qui avaient passé leur temps, exactement cinq cent ans avant nous, dans la même ville et sur la même rive."
Guy Debord

mercredi 17 février 2010

Communiste, pour toujours.

Un hiver, comme jamais. La route entre Saint-Malo et Carentan, plein blizzard. Les fantômes de Chateaubriand et de Barbey en escorte. On va déjeuner avec notre ami Gilles Perrault,  comme chaque année, chez lui, tout près d'Utah Beach. 
Gilles Perrault, c'est un mythe de notre jeunesse. C'est fou ce qu'on a pu apprendre de  son courage physique et intellectuel, quand on avait quinze ans. Qu'il ait été para d'extrême gauche, c'était pour nous le comble de la classe. Et puis, Le pull over rouge sur Ranucci, Un homme à part sur Henri Curiel. Toute une génération s'en souvient. Sans compter qu'on oublie trop souvent, en revanche, que Gilles Perrault a écrit le meilleur roman d'espionnage de l'après-guerre, Le dossier 51, adapté au cinéma par Michel Deville. La fondation de Ras le Front, aussi...
Un des rares avantages du métier d'écrivain, c'est de pouvoir rencontrer ceux qu'on a admirés et qu'on admire encore.
Et là, Gilles Perrault, il m'a soufflé. On parlait de l'équivalence de plus en plus insupportable qui est faite aujourd'hui entre nazisme et communisme, de la criminalisation rampante en Europe de l'idéal marxiste. Il neige toujours sur le jardin, et après un instant de silence, il me dit calmement ce que désormais je répondrais systématiquement à ceux qui viendront me chercher des poux nazis dans ma tête rouge:

"Dans le communisme, l'horreur est un accident de parcours. Dans le nazisme, l'horreur, c'est le parcours lui-même."

Voilà, c'est tout.

mardi 16 février 2010

Et pendant ce temps, une devinette...


 aux camarades de Philips à Dreux et à ceux de Total à Dunkerque

30, 23, 14, 12… A quoi correspond ce compte à rebours ?
a. Les scores de l’UMP dans les sondages qui se succèdent à l’approche de la date du scrutin ?
b. Le nombre de militants du Nouveau Parti Anticapitaliste restant dans l’organisation après l’annonce d’une candidate “des quartiers” avec foulard ?
c. La durée en mois de l’indemnisation chômage en 1992, 2003, 2008 et 2009 ?
Un indice. Plus d’un million de personnes sans travail vont se retrouver en fin de droit au cours de l’année 2010, mais, comme l’a dit récemment le président Sarkozy, “la solution n’est pas dans la multiplication des aides de toutes sortes”.

(Parue sur Causeur, ce 16 février )

Le problème du noeud...

...c'est qu'il ne comprend pas dans son autisme militant et sa misère affective, que les dessinateurs de presse, on ne les fait pas taire comme ça, en intimidant physiquement comme un cryptofasciste. Ils dessinent ce qu'ils veulent, mes potes de la presse émancipée. Alors après Babouse de l'Huma, c'est Jiho de Siné qui apprécie moyennement le virage suspect du NPA.
On dit: -Merci qui?
On dit: -Merci Jiho...

Et puis du coup, on dit aussi: merci Berth! Vive Toulouse et ses saucisses !



Et pourquoi on s'arrêterait, hein, c'est si bon, quand un militant"révolutionnaire" s'autorise à interdire de séjour dans "sa" ville le camarade Babouse, dessinateur de presse, et moi-même, écrivain alcoolique et communiste. 
Alors comme vous êtes bien sage, un dessin de Large. Merci Large.


Et une petite dernière du camarade Troud pour la route

Merci Meirieu!

Le pire ennemi des écoliers est devenu le meilleur ami des écolos, comme par hasard.

lundi 15 février 2010

Atlantide, nord.



On remercie Bernard Morlino pour son très joli papier sur Un dernier verre en Atlantide.

dimanche 14 février 2010

Un imbécile acronymique

Si l'on avait eu besoin d'une preuve de l'imbécillité au sens pathologique du terme d'un certain blogueur qui se réclame du trotskisme (l'inverse n'étant décidément plus certain), il faudrait se reporter à un de ses récents billets qui, quand ils n'insultent pas en trainant le contradicteur dans le reflet inversé de ses propres névroses d'échec, sexuelles, affectives, politiques et intellectuelles, montrent les tragiques limites d'une intelligence incapable de recul conceptuel, perdue dans le présent perpétuel. 
Ainsi, cette triste tête de mort alopécique titre un de ses billets La Réalité (rien que ça) en montrant un de ces vidéogrammmes prédigérés de iouitioube ou de délimaucheune, qu'importe. Ce sinistre, ce  noeud, ce cyberautiste confond donc la réalité et l'image que veut bien en donner un quelconque prestataire de service capitaliste. Il ne le fait pas, ce crétin de la ville rose, pour distraire son public, non, il le fait pour prouver quelque chose. 
Cet inquiétant abruti aura au moins une utilité. Il fera un excellent personnage de roman, quand il faudra s'amuser, pour ne pas pleurer, de ce que fut cette époque et de la profondeur des agents de sa pseudo contestation.
Nous renverrons cette brute, sans avoir trop d'espoir qu'elle le comprenne, car c'est écrit en Français et sans onomatopées, à cet admirable texte d'un des grands amants du négatif du siècle dernier:

"Là où le monde réel se change en simples images, les simples images deviennent des êtres réels, et les motivations efficientes d’un comportement hypnotique. Le spectacle, comme tendance à faire voir par différentes médiations spécialisées le monde qui n’est plus directement saisissable, trouve normalement dans la vue le sens humain privilégié qui fut à d’autres époques le toucher ; le sens le plus abstrait, et le plus mystifiable, correspond à l’abstraction généralisée de la société actuelle."

ou si cet embrouillé foulardophile préfère, plus simplement:

"Les images existantes ne prouvent que les mensonges existants"

samedi 13 février 2010

Scandale: le Front de Gauche aurait des soutiens moustachus.

La direction du NPA dénonce cette scandaleuse atteinte à la laïcité. Heureusement qu'il y en a qui ne perdent pas leur repères.
C'est une brève sur CAUSEUR

Le club des fonctionnaires disparus

Un conte satirique sur la RGPP, cent ans après. C'est sur Causeur, évidemment...

jeudi 11 février 2010

Bienvenue en Atlantide et merci à François Taillandier

Cela devait ressembler à ça, la vie en Atlantide: nager dans une piscine d'eau de mer tout en contemplant la neige qui tombe sur l'ile de Cezembre. Il vaut mieux, en l'occurrence Cezembre blanche que Cezembre noire, non? Après, on va à pied jusqu'à Dinard et on achète évidemment l'Huma avec Ouest-France. Et dans l'Huma, on voit que la chronique de François Taillandier, un des dix écrivains en France dont l'avis nous importe vraiment, est consacrée entièrement à Un dernier verre en Atlantide. Il y a comme ça de beaux matins, des matins profonds comme disaient les Grecs anciens.

La France sarkozyenne
LA VENGEANCE DU POÈME
J’ai reçu des poèmes. Ce n’est pas fréquent. Les livres qu’on m’envoie sont rarement des poèmes. Ces poèmes-là étaient ceux de Jérôme Leroy (*), et ils m’ont plu. Beaucoup. Parce qu’ils convoquent une autre économie de la parole que celle à laquelle nous sommes soumis chaque jour. Comme tous les vrais poèmes.
Jérôme Leroy est un ami que je ne connais pas. On ne s’est jamais rencontrés. Mais plusieurs de mes amis sont aussi les siens. Ça crée des liens. Et puis je le lis, ça crée aussi des liens. Je sais de lui qu’il distribue des tracts du Front de gauche, qu’il aime Amy Winehouse, le communisme à l’ancienne et sa collection de Pilote. Et aussi qu’il écrit sur Causeur.fr, site de réflexions que Mme Dominique Voynet trouve « à vomir », paraît-il. (Un site qui fait vomir Mme Voynet ne peut pas être tout à fait mauvais. Mme Voynet a fait débaptiser la place Benoit-Frachon, à Montreuil. Insulte de bobo à la classe ouvrière. Qu’elle vomisse donc ! Moi, je l’emmerde.)
Bref, Leroy écrit. Et quand il n’écrit pas, c’est parce qu’il est en train d’écrire. Avec lui, on peut oublier le débat sur l’identité nationale. Son identité nationale à lui, il l’appelle l’Atlantide. Et il la noie dans un dernier verre. C’est suffisant pour envoyer promener dos à dos à la fois le lugubre Eric Besson et les journalistes bien-pensants de Libé et autres lieux. Leroy entre dans la poésie en foutant un coup de pied dans la porte. Les vieilles bouteilles de bordeaux « d’avant Parker » lui simplifient parfois un peu les idées. Il a un petit côté Verlaine. Autant dire qu’il est vivant. La semaine dernière, je parlais ici des politiciens à la ramasse qui se font beaucoup de fric en donnant des conférences et des conseils. Marchands de paroles. Je suis bien certain qu’on donne beaucoup moins d’argent à Jérôme Leroy pour écrire ses poèmes. « C’est injuste et fou, mais que voulez-vous qu’on y fasse ? » Des fois, mieux vaut laisser l’argent aux cons ! C’est leur seule consolation.
Juste une citation. « La vengeance du poème, ce sera d’être écrit au dos des circulaires mortes, des rapports d’activités caduques, des convocations sans destinataires, des procès-verbaux du néant. » Leroy a écrit ses poèmes au dos de la France sarkozyenne, au dos du JT. C’est une autre parole. Vous verrez sa France. C’est autre chose.
François Taillandier
(*) Un dernier verre en Atlantide, La Table Ronde, 125 pages, 14€. 
FR

L'Huma du 11 février


Ah oui, pour ceux qui se gaussent des apparentes contradictions en ignorant les vraies qui sont le moteur de l'Histoire, on vous signale, signé de votre serviteur un long papier sur James Ellroy dans Valeurs Actuelles.

mercredi 10 février 2010

Babouse hebdo, 12.

Et après on va dire que c'est un complot. A peine depuis un lointain ouifi malouin, je mets le post précédent que mon Babouse d'amour, qu'est du pécéheffe du Boulonnais, que même à Lille on passe pour des tantes socedèmes, m'envoie l'inédit de la semaine.
T'es beau Babouse, t'es min biau camarade et j'te fais une grosse bèze sur eut'bouque de rouge toujours.

Ni putes, ni soumises, ni NPA...

...et ni "candidate des quartiers" comme Besancenot, toute honte bue, ose décrire la jeune femme, symbole de la néo-aliénation et du néo-sexisme inventés par le populo-trostskisme des années 10. 
A toutes les camarades en guerre contre le Capital, ne jamais oublier que vous pouvez toujours mettre un foulard, mais comme ça.
Je vous aime.

Μολὼν λαβέ !

Une brève sur Causeur à propos de ce que le capitalisme spectaculaire marchand et ses stipendiés européistes osent appeler la dette grecque.

dimanche 7 février 2010

On fatigue, on fatigue...

...on se dit qu'on va arrêter et puis on lit ça chez l'ex de Pessoa. On  sait que c'est une copine mais comme on sait aussi qu'elle lit comme elle écrit, avec des colères de sabreuse et des grâces de cavalière, on se dit qu'elle est sincère. Notre Hussard. Du coup, la voilà naturalisée Atlante  et nommée inspectrice générale des fortins maritimes de l'Archontat de Paros.

samedi 6 février 2010

11 février en librairie...

....et en attendant, militez, lisez, buvez, dansez, faites l'amour et écoutez en boucle "When they fight, they figth" des Generationals (deux posts en dessous)

Les imbéciles malheureux

Sur Causeur à propos d'un parti qui confond hidjab et émancipation prolétarienne. Trotsky, réveille-toi, etc, etc...
"On peut- être laïque, féministe et voilée." Mais oui, ma grande, mais oui, c'est ça... D'ailleurs Christine Boutin est d'accord avec toi, tu vois, no soussaïe, tu es dans le camp du progrès....

Merci, Albertine...

...de nous avoir communiqué ce morceau de néo-doo-wop blanc dont le titre est un admirable slogan pour définir l'éternelle attitude des vrais communistes et qui pourra servir également d'hymne de combat au Front de gauche pour les Régionales. On dit merci qui? Merci Albertine!

Erreur politique

-Dis, ma grande?
-Oui, Jérôme?
-Tu veux toujours être candidate NPA?
-Bah oui, pourquoi?
-Parce que le voile, ma grande, c'est pas là qu'on le met chez eux, en ce moment.

vendredi 5 février 2010

Liberté Hebdo, le petit canard rouge

Ma chronique hebdomadaire, le Talon de fer, datée de ce vendredi 5 février: 


RTT : je t’aime, moi non plus. 
1 Les RTT ont dix ans cette semaine. Tout le monde veut plus ou moins leur peau : les patrons qui ne supportent pas que les gens aient du temps (on ne sait jamais, des fois qu’ils se mettent à réfléchir) et les salariés, que dix ans de propagande libérale ont persuadé qu’ils ont perdu du pouvoir d’achat dans l’affaire. Il n’empêche, d’après les sondages, personne n’a envie de revenir en arrière. C’est le paradoxe de la gauche, ça. Faire des réformes que la terre entière va lui reprocher mais dont plus personne ne peut se passer. Genre la retraite à soixante ans. N’est-ce pas, Martine ? 

2 Pour la réduction du temps de travail, se souvenir de quelques chiffres. On passe à quarante heures hebdomadaire au Front populaire, à trente neuf en 1981 et à trente cinq en 1997. Rien depuis, au contraire… Vous avouerez, cinq heures de moins en soixante-quinze ans, on ne peut pas dire que le progrès social soit rapide. Moins en tout cas, beaucoup moins que les revenus du Capital. 

3 Qu’est-ce qu’un gros con ? Ce n’est pas évident à définir la connerie, la vraie, la chimiquement pure, celle qui resplendit comme le soleil sur la plage en juillet. Bon, essayons quand même. Imaginons un homme politique. Imaginons un homme politique qui trouve qu’il y a trop de Noirs en équipe de France. Imaginons un homme politique qui trouve qu’il y a trop de Noirs en équipe de France et qu’un groupe donné de la population de son pays est composé de sous-hommes. Imaginons un homme politique qui trouve qu’il y a trop de Noirs en équipe de France, qu’un groupe donné de la population de son pays est composé de sous-hommes et qui fait des remarques à connotations antisémites sur un de ses camarades de parti. Imaginons un homme politique qui trouve qu’il y a trop de Noirs en équipe de France, qu’un groupe donné de la population de son pays est composé de sous-hommes, qui fait des remarques à connotations antisémites sur un de ses camarades et qui serait président de région en ayant jusqu’à une date récente appartenu au parti socialiste. Eh bien, là, on aurait une idée assez exacte de ce qu’est un gros con. Bon d’accord, ce n’est pas possible. Mais, non, je n’ai nommé personne, enfin… Sinon, vous ne trouvez pas que la saison est fraîche ? 

4 Tractage ce lundi 1er février avec quelques camarades à la gare Lille Flandres. Il est 7H15. La France qui se lève tôt fait plutôt bon accueil à nos propositions. Elle a du mérite. On a pour voisins des jeunes sous-payés qui tendent de la presse gratuite, vous savez les journaux de Bolloré et compagnie qui sont une arme de destruction massive pour l’intelligence en gorgeant les gens de publicités, d’infos bidons sur les stars et de délire néo-libéraux. Au moins, ce matin, nos tracts « L’Humain d’abord » feront comme un antidote. Sinon, se souvenir quand même de ce type qui aborde un camarade en lui demandant : « Mais vous n’avez pas honte d’être communiste ? En 2010 ? ». Je n’ai pas entendu la réponse, sûrement admirable, du camarade apostrophé. Mais je pense qu’il a dû lui répondre que non, justement en 2010, en France, il n’y avait pas de quoi avoir honte d’être communiste. Au contraire. Bien au contraire. 

Jérôme Leroy

Babouse hebdo, 11


lundi 1 février 2010

Un dernier verre en Atlantide...

...est arrivé ce samedi dans ma boîte aux lettres et sera disponible chez les libraires et les dileures à partir du 11 février, (Table Ronde, 14 euros, ou une bouteille de Drappier zéro dosage non soufré, ou un baiser avec la langue, ou les trois.)

Les supporters égyptiens de foot infiltrent la police française et provoquent nos mahométans qui sont pourtant des citoyens comme les autres.

Mon excellent ami Ubifaciunt, latiniste et helléniste d'élite, qui a parlé récemment grec ancien avec les coeurs purs qui enflammèrent Athènes en 2008, continue ses  remarquables chroniques d'un éducateur de rue nanterrien sur Article XI entre une traduction à main levée de Tacite, la lecture de penseurs radicaux  et la préparation d'une nouvelle Commune. On le lit d'urgence et on comprendra pourquoi le seul geste républicain et révolutionnaire à la fois, c'est d'enfiler un maillot algérien pour regarder un match, sauf quand c'est la France qui joue et vice de versailles.