samedi 30 janvier 2010

Haïti, Honneur, Hugo!


Chavez : le drame d'Haiti et l'impérialisme VOSTFR

Chavez, encore une fois: "Un peuple d'anges noirs aux portes de l'Enfer". Ce n'est pas un discours de kouyemaules. On frémit comme à un De Gaulle d'extrême-gauche. Nous t'aimons plus que jamais, camarade président, poète guerrier de la révolution bolivarienne. Le socialisme ou la mort!

vendredi 29 janvier 2010

Mort d'un niais paranoïque

L'auteur surfait du monument littéraire le plus bêta du siècle dernier vient de casser sa pipe. Il avait 91 ans. Il s'appelait JD Salinger. On en a fait une brève sur Causeur mais la réaction la plus sincère reste tout de même celle de Bret Easton Ellis sur son touitère: "Yeah!! Thank God he’s finally dead. I’ve been waiting for this day for-fucking-ever. Party tonight!!!"
L'Attrape-coeurs, ou le livre culte de ceux qui ne lisent pas.

jeudi 28 janvier 2010

Poetry in motion





       
Vous retrouverez ce poème dans le recueil Sauf dans les chansons à paraître à la Table Ronde en avril 2015.


Babouse hebdo, 10

Il aime les crêpes et les gaufres, la Babouse d'amour, et le mardi gras. Un vrai carnavaleux, min garchon. C'est pasque quand on se déguise, on voit nin qu'on braie...

ARTICLE 35


"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."
 Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793.

mercredi 27 janvier 2010

Poetry in motion



Et s’exposer au feu du Temps
Et boire très  exagérément
Et vivre dans le rire sonore
De Ludmilla  ou bien d’Aurore
Il n’y a pas plus important
Sinon le plein soleil qui dore
La fille sur la plage  qu’endort 
En respirant si doucement
On ne sait plus quel Océan.


JL 26/01/10



mardi 26 janvier 2010

La guerre des deux George(s)


Paru dans Témoignage Chrétien, numéro spécial Guerre d'Espagne (été 2009):

Orwell (1903-1950) et Bernanos (1888-1948) : ces hommes sont des contemporains qui ne se sont jamais croisés. Ce n’est pas très grave, l’un comme l’autre n’étaient pas de leur temps et partageaient malgré tout le seul point commun qui vaille pour les écrivains qui dureront : une allergie métaphysique à leur époque. Ce point commun conditionne tout le reste : les désespoirs, les colères, les refus, une certaine façon d’être au monde pour témoigner de l’horreur de vivre et de l’honneur de vivre, au siècle de la mort massifiée.
A ma gauche non stalinienne,  George Orwell, de son vrai nom Eric Blair, rejeton d’une famille anglo-indienne, déclassé comme toute une génération d’intellectuels de cette époque encore ossifiée par les castes victoriennes. On pourra lire le trop méconnu Tels, tels étaient nos plaisirs pour comprendre la charge d’humiliation que peut représenter d’être l’enfant le moins riche dans une prep school au début du siècle dernier.
 A ma droite non fasciste, Georges Bernanos, élève des jésuites, né à Paris, mais enfant du Pas de Calais, ce middle of nowhere  propice aux angoisses pour le curé de campagne et au suicide pour les Mouchette, ces lolitas de la déréliction.
Quand George Orwell aurait voulu quitter l’Angleterre étouffante de Et vive l’aspidistra ou pré apocalyptique  d’Un peu d’air frais, George Bernanos crevait de rage et de tristesse dans la France timorée de la Troisième République, celle de La grande peur des bien pensants, du radical opportunisme et de l’amnésie d’une Histoire de France à qui plus personne ne veut se rallier.  Quand Orwell aura été policier en Birmanie dans sa jeunesse,  Bernanos, lui aura eu plus souvent qu’à son tour à faire avec les forces de l’ordre : bagarres contre les prêtres ralliés, complots pour restaurer la monarchie au Portugal, coup de poing avec ses copains les Camelots du Roy. « Pour tout dire, j’aimais le bruit ». On ne saurait mieux dire.
Pourtant, Bernanos et Orwell ont aussi eu en partage des allures d’hommes terriblement quotidiens, des postures de héros simenoniens. Il y a dans leurs œuvres respectives des odeurs de garnis, des mélancolies de meublés, des tables d’hôte à la lumière chiche. Ils ont vécu la vie moderne, celle d’après 1918, la vie d’une terre qui  commence à se couvrir de non-lieux dirait Marc Augé(1), quartiers sans âme, campagnes quadrillées par le remembrement agricole, hall de gare, de banques. 
Bernanos, inspecteur d’assurance, dans les trains entre Fressin et Bar le Duc : « 27 juin 1924. Je vous écris dans un ignoble café de Rethel. Il n’y a d’humain ici qu’une souillon qui va de table en table et répète :Un bock, M’sieu ? ». Orwell, même époque, qui transpose son quotidien mal éclairé d’employé de librairie dans Et vive l’Aspidistra : « Gordon sortit sa clé et tâtonna avec dans le trou de la serrure- dans ce genre de maison la clé ne va jamais parfaitement bien dans la serrure. » Le sordide de l’inadéquation, le post-naturalisme du désastre mais malgré tout la foi chevillée au corps : Dieu pour Bernanos, le Socialisme pour Orwell, et l’urgence d’une œuvre pour les deux.
         Retrouver la figure du monde devient un impératif catégorique. Orwell verra la Birmanie, certes, mais il ira beaucoup plus loin à la rencontre de l’homme nu. Pas besoin d’Afrique, d’horreurs coloniales. Le quai de Wigan suffira, exotisme horrible de la silicose des mineurs du nord de l’Angleterre ou Dans la dèche à Paris et à Londres, à perdre sa santé dans les dortoirs qui sentent la tuberculose et  les soupes populaires qui sentent le chou : « J'aimerais comprendre ce qui se passe réellement dans l'âme des plongeurs, des trimardeurs et des dormeurs de l'Embankment. Car j'ai conscience d'avoir tout au plus soulevé un coin du voile dont se couvre la misère. » L’expérience d’Orwell aurait évidemment plu à Bernanos, le catholique intégral mais pas intégriste. Bernanos aussi sait que la misère est la honte du monde, mais pour lui c’est Dieu qu’on blesse. Il le scande, il le slame, c’est partout le Christ aux outrages dans les nouvelles fabriques concentrationnaires où crèvent « les humiliés et les offensés ». Apostrophant la bourgeoisie au début des Grands cimetières sous la lune, il écrit :  « Il est affolant de penser que vous avez réussi à faire du composé humain le plus stable une foule ingouvernable, tenue sous la menace des mitrailleuses. »
 Diogène cherchait un homme, il en aurait trouvé au moins deux avec Orwell et Bernanos et pourtant l’espèce se fait rare dans l’Europe des années trente. On a pris de sales habitudes avec le genre humain depuis les abattoirs de Verdun, du Chemin des dames mais aussi dans les usines Ford taylorisées ou sur les chantiers des grands travaux du nazisme et du fascisme. On a tendance à ne plus distinguer que deux sortes d’individus : l’esclave et le surhomme. C’est ce que fuit Bernanos quand il part au Brésil en 1938, ce monde de robots cruels, celui que peindra en 49 un Orwell agonisant, écrivant 1984 comme un testament. Ces deux-là ont toujours eu l’intuition du massacre et cette intuition, c’est la Guerre d’Espagne qui va la vérifier.
 Ils vont lui consacrer chacun un livre qui paraît la même année, en 1938 : Les grands cimetières sous la lune pour Bernanos, Hommage à la Catalogne pour Orwell. La fracture qui s’opère pendant une guerre civile ne s’opère pas seulement entre des classes sociales, des régions ou des ethnies, elle traverse les individus eux-mêmes, dans une sorte de schizophrénie idéologique, de déchirement intérieur. Orwell et Bernanos vont constater la même chose. Le camp qui devrait être le leur est monstrueux. Bernanos devrait acclamer Franco, ses bataillons maures et ses évèques chamarrés, au nom du Christ-Roi et de sa victoire sur le matérialisme athée tandis qu’Orwell devrait soutenir sans nuance l’héroïsme de l’armée républicaine sous équipée, la furie sublime des anarchistes, la générosité des brigades internationales qui montent au feu avec cinq cartouches par fusil. Oui, mais voilà, Orwell et Bernanos sont affligés d’un mal terrible : l’honnêteté.
Engagé dans les rangs du POUM(2), Orwell constate la reprise en main par les plus durs des staliniens du camp républicain. La république veut les avions de l’URSS ? Le guépéou veut des têtes, et elle les aura. Orwell n’oubliera  jamais pas les arrestations sauvages dans  les rues de la Barcelone de mai 37. Bernanos, quant à lui, osera s’exclamer à propos de ce conflit et la complicité objective du clergé espagnol avec les massacres de paysans et d’ouvriers : « Excellences, Vos Seigneuries ont parfaitement défini les conditions de l’Ordre Chrétien. Et même à vous lire, on comprend très bien que les pauvres gens deviennent communistes. »
Ces deux-la ont eu un courage rarissime chez les intellectuels : être capable de tirer contre leur camp. Ils ne l’ont pas fait  par dandysme, mais plutôt par ce qu’Orwell qualifiait fort justement de « common decency » , cet autre manière, modeste, de désigner l’honneur. Cela suffit à les réunir pour l’éternité, et à les ranger côte à côte dans nos bibliothèques, sans souci de cohérence alphabétique mais plutôt par nécessité méthodologique car nous allons  avoir de plus en plus besoin des deux, en même temps.

Jérôme Leroy

(1)  Non-Lieux de Marc Augé (Seuil)
         (2)   Parti ouvrier d’unification marxiste (anarcho-trotskyste) On pourra se reporter à l’Histoire du POUM de Victor Alba (Ivréa)

lundi 25 janvier 2010

Lucidité du trentenaire

Le trentenaire est souvent utilisé ici comme concept et non, comme le croient certains débiles (genre CSpouille le trotskautiste), dans je ne sais quelle haine générationelle absurde. Le trentenaire postchoc, dans son acceptation du marché, son consumérisme narcissique, sa névrose de révolte/soumission aux diktats de l'économie-monde, a souvent entre trente et quarante ans mais il peut aussi en avoir dix huit ou quarante deux. 
Nous savons parfaitement qu'il n'y a pas plus branchouille bobo, en ce moment qu'Arnaud Fleurent Didier. Il y a cependant chez lui quelque chose de Muray et de Houellebecq qui ne peut que nous plaire. Car rien ne nous plaît plus que cette lucidité et cette ironie qui font les grands moralistes français.

La retraite à 62 ans? Vraiment?


Allez vous faire foutre: le travail use et avec les gains de productivité qu'a faits le Capital sur le dos du Travail depuis la Révolution Industrielle, on devrait pouvoir bosser vingt heures par semaine et s'arrêter à quarante piges. Ou même ne pas bosser du tout, si ça ne nous dit rien. 
J'encule la valeur travail. Profond.
On en parle sur CAUSEUR.

samedi 23 janvier 2010

Riton, les supermarchés et les tickets resto: une fable de notre temps


Une brève sur CAUSEUR, où l'on montre que la barbarie néo-libérale, comme le diable, se niche dans les détails.

vendredi 22 janvier 2010

Poetry in motion

Vous retrouverez ce poème dans le recueil Sauf dans les chansons à paraître à la Table Ronde en avril 2015.

jeudi 21 janvier 2010

Tu vivras éternellement dans nos coeurs


Le 21 janvier 1924, l'humanité perdait une des grandes figures de son émancipation, après Jésus de Nazareth et Marx de Rhénanie. Mais les héros du peuple sont immortels! Gloire au camarade Lénine!


"Qu'on se représente en effet le cas, très courant chez nous, d'une rafle dans une ou plusieurs localités. Comme toutes les organisations locales ne travaillent pas à une seule oeuvre régulière commune, ces rafles sont souvent suivies d'une suspension d'activité de plusieurs mois. Mais si toutes avaient une oeuvre commune, il suffirait, même alors que le coup de filet serait très grave, de quelques semaines, à deux ou trois hommes énergiques, pour rattacher à l'organisme central les nouveaux cercles de jeunes, qui, on le sait, surgissent très rapidement, même aujourd'hui, et qui surgiraient et se mettraient en rapport avec ce centre encore plus vite, si cette oeuvre commune, qui souffre des coups de filet, était bien connue de tous."
Lénine, Que faire?(1902)






mercredi 20 janvier 2010

Doo Wop fauréveure

Nos lecteurs savent à quel point nous avons toujours pensé que l'incroyable sensualité, la délicieuse élégance et le charme imarcessible du Doo Wop était la plus belles des clefs pour retrouver le Monde d'Avant, comme si on rentrait enfin chez soi. Le Doo Wop, c'est la machine à remonter le Temps. 
Ecoutez The Charts, écoutez Desiree. Et puis dansez avec elle, celle qui ne vieillit pas dans vos souvenirs, la fée au chapeau de clarté. Nous vous aimons.


Babouse hebdo, 9


Je sais, je sais...Toute les plaintes sont à adresser directement à l'intéressé blogrollé sur le côté. Pour le reste, je vais demander une procédure d'exclusion de sa section boulonnaise et de son courant fractionniste "stalinisme et sodomie".

lundi 18 janvier 2010

Le cauchemar de J.Edgar Hoover

Dans le dernier et génialissime Ellroy, Underworld USA,  apparaît un J. Edgar Hoover (dont on rappelle qu'il fut patron pendant cinquante ans d'une police politique appelée FBI) en pleine déliquescence intellectuelle ce qui n'empêche pas sa paranoïa de galoper. Tout lui fait peur, les nègres, les pédés, Castro. C'est pas compliqué, on dirait une fiotte identitaire de site fafounet rurbain. Il angoisse même sur les chansons qui passent à la radio, en cet été 68, et notamment celle-ci, Tighten up jouée par Archie Bell and the Drells
"Cette chanson propage une atmosphère d'insurrection et d'activité sexuelle. Je suis sûr que les libéraux blancs lui trouveront un air d'authenticité. J'ai demandé à l'A.S.C de Los Angeles d'ouvrir un dossier sur M.Bell et de déterminer l'identité de ses Drells."
Spéciale kasdi pour nazilys. Je vous aime aussi. Beaucoup.


Bien fait pour vos gueules !





Peillon en devient sympathique, c'est dire l'exploit. On en parle sur Causeur.

dimanche 17 janvier 2010

De l'existence de Dieu, 2


Ô malheureux mortels ! ô terre déplorable !
Ô de tous les mortels assemblage effroyable !
D'inutiles douleurs éternel entretien !
Philosophes trompés qui criez : " Tout est bien " ;
Accourez, contemplez ces ruines affreuses,
Ces débris, ces lambeaux, ces cendres malheureuses.
Ces femmes, ces enfants l'un sur l'autre entassés,
Sous ces marbres rompus ces membres dispersés :
Cent mille infortunés que la terre dévore,
Qui, sanglants, déchirés, et palpitants encore,
Enterrés sous leurs toits, terminent sans secours
Dans l'horreur des tourments leurs lamentables jours !
Aux cris demi-formés de leurs voix expirantes,
Au spectacle effrayant de leurs cendres fumantes,
Direz-vous : " C'est l'effet des éternelles lois
Qui d'un Dieu libre et bon nécessitent le choix " ?
Direz-vous, en voyant cet amas de victimes :
" Dieu s'est vengé, leur mort est le prix de leurs crimes " ?
Quel crime, quelle faute ont commis ces enfants
Sur le sein maternel écrasés et sanglants ?
Lisbonne, qui n'est plus, eut-elle plus de vices
Que Londres, que Paris, plongés dans les délices ?


Voltaire, Poème sur le désastre de Lisbonne, 1756

Poetry in motion


Vous retrouverez ce poème dans le recueil Sauf dans les chansons à paraître à la Table Ronde en avril 2015.





mercredi 13 janvier 2010

Daniel Bensaïd est mort.


Il était, en tant que fondateur de la LCR, de la maison d'à côté. Il n'empêche, si je devais aujourd'hui conseiller à un jeune communiste une synthèse lumineuse sur le marxisme, je lui indiquerai Marx, mode d'emploi (Zones, 13 euros).
On lui doit aussi, à Bensaïd, des relectures indispensables  de Marx à propos de la question juive ou encore de la Commune.


"En somme, les révolutions sont un art du contretemps."
Daniel Bensaïd, Politiques de Marx.

Babouse Hebdo, 8


 Je paye mon Babouse pour vos inédits hebdomadaires parce que ce Ju.., enfin vous m'avez compris, eh bien il ne donne rien pour rien. Le contrat spécifie une goudale pression (en 50) par crobard. Et si je m'exécute pas, je me retrouverai emprisonné dans sa ferme de pécore boulonnaise où  c'est rimaique de Délivrance tous les jours. Alors, mesurez votre bonheur, plize.

mardi 12 janvier 2010

Pauline n'ira plus à la plage


Eric Rohmer est mort à 89 ans.  On vous en parle sur Causeur.
Moi,  sinon, à la place de Trintignant, j'aurais couché avec Maud.

dimanche 10 janvier 2010

LE BEAU DIMANCHE DU FRONT DE GAUCHE!

Vous n'en avez évidemment pas entendu parler. Il faut dire qu'on est en France. Et il n'y a pas, contrairement au Vénézuela de télé d'opposition. On vous donne donc l'article de l'Huma.

Front de gauche : la campagne est lancée


Plusieurs milliers de personnes se sont retrouvées, cet après-midi, au Palais des congrès à Paris pour le premier meeting national des listes « Ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes », élargies à de nouveaux partenaires et à des militants du mouvement social.
Compte-rendu complet dans l’édition de lundi.
À la veille du lancement de la campagne des listes « Ensemble pour des régions solidaires, écologiques et citoyennes », le Parti de gauche a annoncé son accord avec le PCF sur les candidatures.
Cette fois, le Front de gauche élargi pour les élections régionales est bel et bien sur les rails. Il ne manquait plus que le feu vert du Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon pour sceller l’accord entre les formations du Front de gauche (PCF, PG, Gauche unitaire) et leurs partenaires (Alternatifs, République et socialisme, Fédération pour une alternative sociale et écologique, M’PEP, Mouvement citoyen des quartiers populaires) sur la composition des listes « Ensemble, pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes ».
L’accord intervient à la veille du meeting national de lancement de la campagne du Front de gauche dans les dix-sept régions concernées sur vingt-deux, au palais des congrès de Paris, demain, porte Maillot, où quatre mille militants sont attendus. C’est un Jean-Luc Mélenchon très détendu qui est apparu hier, lors d’une conférence de presse. Sourire aux lèvres, le président du Parti de gauche a affirmé  : « Nous allons nous battre avec enthousiasme pour faire le meilleur résultat possible en Île-de-France. » Cette région où il « aurait aimé » être tête de liste du Front de gauche est, selon lui, « une région clé du dispositif national de la gauche ». C’est donc le coordinateur national du PCF, Pierre Laurent, qui conduira la liste dans la région capitale, comme le souhaitaient les militants communistes. « Je ne cache pas que cela m’aurait plu d’être candidat, c’est vrai aussi que cela aurait capté l’attention. Mais ce n’est pas l’affaire du siècle. Je ne suis frustré de rien », dit-il sans animosité ni amertume. Il prévient cependant  : « Il ne faut pas compter que je boude. » Et insiste  : « On ne passera pas à côté de la campagne. »
Jean-Luc Mélenchon s’estime finalement satisfait de l’accord conclu avec ses partenaires communistes. Le PG obtient cinq têtes de liste régionales (Aquitaine, Franche-Comté, Languedoc-Roussillon, Pays de la Loire et Rhône-Alpes) et dix-neuf têtes de liste départementales (dont le Var et la Drôme où il y avait litige) et près de 25 % des places en position éligible. Un accord qui met le Parti de gauche en ordre de bataille pour mener cette campagne électorale qui « ne sera pas tranquille », note Jean-Luc Mélenchon en mettant en garde « ceux qui estiment que Sarkozy va se laisser faire ». Lui, en tout cas, sera « partout. Je vais avoir un rude calendrier », a-t-il annoncé. Pour sa part, le Parti communiste conduira les listes dans 10 régions (Alsace, Auvergne, Centre, Corse, Haute-Normandie, Île-de-France, Limousin, Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Paca), la Gauche unitaire (GU), une (Midi-Pyrénées), une tête de liste allant à une personnalité d’ouverture (Poitou-Charentes).
Marie-George Buffet a réagi à l’annonce de Jean-Luc Mélenchon en se félicitant de cette « très bonne nouvelle ». « J’avais annoncé, mercredi, que le Front de gauche était dans les starting-blocks. Désormais, la course est partie. Nous allons faire la démonstration que le Front de gauche est utile pour faire gagner la gauche. C’est une nouvelle formule d’union à gauche, les salariés en lutte ont désormais leur liste, sur laquelle ils seront eux-mêmes présents », avec les candidatures de personnalités du mouvement social, a-t-elle estimé. Pour la secrétaire nationale du PCF, qui a tenu à saluer un « bel accord » grâce notamment à la « volonté de rassemblement et d’ouverture des élus et militants communistes », qui ont dû faire « le plus de pas en tant que force la plus importante », « toute notre énergie doit désormais être employée à déployer la campagne sur le terrain après le meeting de dimanche ».
Sébastien Crépel et Mina Kaci

samedi 9 janvier 2010

Des plaisirs, 8


Ces heures où l'on a envie de lire quelque chose d'absolument beau. Le regard fait le tour de la bibliothèque, et il n'y a rien. Puis, on se décide à prendre n'importe quel livre, et c'est plein de belles choses.

Jules Renard, Journal

Histoire de l'année 2010


Que s'est-il passé en 2010? 
A lire sur Causeur.

Des plaisirs, 7


Baisers 


Un baiser
abrège la vie humaine de 3 minutes,
affirme le Département de Psychologie
de Western State College,
Gunnison (Col).
Le baiser
provoque de telles palpitations
que le cœur travaille en 4 secondes
plus qu’en 3 minutes.
Les statistiques prouvent
que 480 baisers
raccourcissent la vie d’un jour,
que 2360 baisers
vous privent d’une semaine
et que 148 071 baisers,
c’est tout simplement une année de perdue.



Paul Morand

jeudi 7 janvier 2010

Des plaisirs, 6


Annoncer avec bonheur à de jeunes Réunionnais pourquoi on va exécuter dans quelques minutes  le représentant d'une abjecte théocratie obscurantiste et anticommuniste adorée par les bobos riz complet.

Monde d'avant


Vous aurez beau dire: il fumait, il buvait, il était gaulliste. Quand je vois Sarkozy, je me dis qu'un président de droite comme lui, ç'aurait été mieux, tout de même. Et pourquoi, depuis Maastricht, j'ai toujours trouvé qu'il était plus à gauche que les quatre tiers des socialistes.
Je sais, j'aggrave mon cas.

mercredi 6 janvier 2010

Babouse hebdo, 7


Et voilà pourquoi je l'aime mon ingérable Babouse. Septième inédit. Il me coûte une fortune ce sale juif boulonnais communiste.

mardi 5 janvier 2010

Des plaisirs, 5


Opportunément cité par le camarade Sébastien Lapaque, à la fin de la réédition du Petit Lapaque des vins de copains, livre garanti sans sulfites (Actes Sud) et guide indispensable pour les buveurs qui ont décidé d'assister à la fin du monde ivres, mais sans avoir mal à la tête

"Nous nous rabattîmes sur le bistrot.
 -Je n'y pense jamais le premier, dit Cazal, et pourtant il n'y a que là qu'on est bien.
Il commanda des tripes pour tout le monde, exigea du patron qu'il criât "Mort aux vaches!" avec nous, puis nous fit mettre à table."

Antoine Blondin, L'humeur vagabonde


Privatisation du carnage


A propos de l'exécution d'un jeune type par quatre vigiles chez Carrefour, on vous parle de la privatisation de la sécurité et de la guerre. On vous parle de l'horreur. On a piqué à Marignac le titre de son excellent dernier recueil de nouvelles pour cet article. Le pays où la mort est moins chère. C'est sur Causeur, bien entendu.

lundi 4 janvier 2010

Simple piqûre de rappel


«L'impérialisme, et au premier chef l'impérialisme américain, n'a changé ni de peau, ni de nature. Il est agressif, et il demeurera tel, même s'il ne lui reste qu'une seule dent dans la gueule. »

Enver Hoxha (1908-1985), philosophe et dirigeant politique albanais d'une grande bonté.

dimanche 3 janvier 2010

Et l'on crut que Philis était l'astre du jour...


Tout commence toujours, n'est-ce pas, par une jeune fille qui se réveille.  Les matins profonds sont les seuls matins qui comptent. Catherine Spaak, ma belle matineuse de la Dolce Vita, nymphe divine à mon repos fatale, est le corps réel du Temps.
Et le Temps est de mon côté.

Gaffe à Gégauff!




On est qualifié d'alcoolique communiste par l'imbécile homo à gonflette refoulé CSP et les nasilysiens dysorthographiques de la race supérieure pavillonnaire  sensiblement dans les mêmes termes. Tout est donc cohérent. Ces petites crottes incultes, et c'est tant mieux, ne liront jamais Gégauff dont on parle sur Causeur.
Et puis on remercie l'ami Arnaud Le Guern, l'archéologue sentimental qui s'est occupé de tout ça.