mercredi 29 juillet 2009

Un mot d'ordre pour la rentree sociale




Aden, 22 septembre 1880

"J' aime mieux ne rien faire que de me faire exploiter"

Rimbaud.

mardi 28 juillet 2009

La chaise eclectique


Echenoz, Lac, Un an, Cherokee

Rene Fallet , Les Pas Perdus

PMO, RFID La police integrale

Christopher Moore, Le lezard lubrique de Melancholy Clove

Cormac Mc Carthy, Non, ce pays n est pas pour le vieil homme

Antonio Tabucchi, Pereira pretend

Alain Badiou, L hypothese communiste

Antoine Chainas, Anesthesia

Denis Lehane, Un pays a l aube

Tim Willocks, Bad city Blues

Collectif, Matrix une machine philosophique.
Et puis Rimbaud, encore Rimbaud, toujours Rimbaud.
A suivre...


On vous en reparlera, plus tard. Le plus tard possible en fait...

dimanche 26 juillet 2009

Faire suivre



Aden, 22 septembre 1880

"Je vous souhaite mille chances et un été de cinquante ans sans cesser. Répondez-moi toujours à la même adresse, si je m'en vais, je ferai suivre."

Rimbaud

dimanche 19 juillet 2009

L'ete, le capitalisme et les claviers qwerty


Les plages, le vin, le ciel bleu des pays rêveurs et les claviers qwerty n' empêchent pas une verite persistante: il n y aura nulle reconciliation avec ce monde la tant que le capitalisme n aura pas rendu gorge. On en parle a propos d une somme qui nous a rappele un roman de Vailland, sur Causeur

dimanche 12 juillet 2009

Sauter les descriptions, 23


Apaisé par un paysage chinois, il retrouva sa respiration, non sans quelques difficultés. Fleurs et oiseaux. Wang Wei. Boire du thé pou’er, minuscule, tout en bas du rouleau, rêveur dans un pavillon rouge, à regarder vers l’Ouest, au bord de l’eau. Il pensa que rentrer dans l’image serait une bonne solution, tous ceux qui allaient rentrer dans une image seraient sauvés, de toute manière. Cet album de Bob et Bobette, lu enfant. Le fantôme du tableau flamand ou quelque chose de ce genre. Pas contre. Vraiment pas contre. La ligne claire, la mise en abyme. Les couleurs simples. Respire. Il entendit une voiture qui passa dans la rue avec un haut-parleur. On annonça un spectacle gratuit. Respire. Une voix du monde d’avant, une façon de faire du monde d’avant. Le temps où l’on disait réclame, transistor, amour. Le temps où l’on n’avait pas besoin de Wang Wei ou du souvenir incertain de Bob et Bobette pour rattraper le souffle qui se sauvait comme un chat refusant d’être pris dans les bras. Il se rappela dans le même genre les marchands de glaces. Respire. Le petit air saturé dans l’été de la ville natale. Le xylophone grésillant, sibilant.
Sa respiration s’affola de nouveau, partit un peu n’importe comment. Le chat. La ville natale. Le rouleau. Le haut-parleur. Le pavillon rouge.
Il s’évanouit enfin.

samedi 11 juillet 2009

Caviar noir

Nous avons le plaisir de vous signaler que sur Causeur, vous trouverez une critique de la réédition de Cassidy's Girl, le roman le plus abouti dans la noirceur du grand David Goodis. C'est aux éditions Alvik-Moisson Rouge et en plus il y a une préface inédite d'un autre géant, James "La mort aura tes yeux" Sallis.

"Sois pluriel comme l'univers."




Voici le songe: voir les formes invisibles
De la distance vague, et, par de forts sensibles
Elans de l’espérance et de la volonté,
Aller quérir sur la froide ligne de l’horizon
L’arbre, la plage, la fleur, l’oiseau, la source –
Les baisers mérités de la Vérité.

Fernando Pessoa, Horizon

jeudi 9 juillet 2009

Mes plaisirs et mes jours



Je pourrais vous parler du ralliement de Martine Billard, ex-verte, au Front de gauche. Europe Ecologie comme le NPA sont les deux mamelles pseudo-oppositionnelles, prévues par le système.
Il est normal que les militants lucides de ces deux formations rejoignent le Front de gauche. On ne peut tout de même pas vivre longtemps, quand on est de gauche, dans le même parti que Cohn-Bendit ou Besancenot, à moins soit d'accepter que Fillon soit un mec bien pour succéder à Barroso, ou de bourriner dans le fascisme rouge genre trop de skismes et cassoulet, suivez mon regard vers censeur alopécique, blogueur qui se prend pour un critique littéraire. Ah. Ah. Ah.

Bien conscient d'avoir fait ce qui s'appelle une prétérition, je vais quand même vous signaler que j'ai écrit pour Valeurs actuelles un papier sur un des écrivains les plus chers à mon coeur et aux citoyennes de Caronie, Valery Larbaud. Ensuite que mon ami Sébatien Lapaque, pour vous faire patienter en attendant la rentrée littérraire et son roman, Les identités remarquables (Actes Sud), vient de publier une très belle anthologie de textes de Bernanos sur le Brésil. Bernanos, pour Lapaque et moi, c'est l'île sur laquelle on a pu se recontrer, lui le royaliste, moi le communiste, nous les républicains.

Journal, de Valery Larbaud (NRF, 1600 pages, 70 euros)
Brésil, terre d'amitié de Georges Bernanos, anthologie rassemblée et préfacée par Sébastien Lapaque (La Table Ronde, Petite Vermillon, 9000 cruzeiros)

mercredi 8 juillet 2009

L'armée avec nous! Quadru aussi!



Epidémie chaviste dans l'armée française?
Votre serviteur vous en dit plus dans un article sur Causeur où vous apprendrez comment la Revue de la défense nationale trouve une pertinence indiscutable à ....L'insurrection qui vient!

Sinon, dans Siné-Hebo, on lira la nouvelle de Serge Quadruppani. Et vite. On ramasse les copies de commentaire composé dans les commentaires jusqu'à demain.

La plage, oui, la plage. Et la littérature aussi.

Même un écrivain comportementaliste des Editions de Minuit peut être d'une bien jolie sensualité.
Ceci est la première phase d'une auto-critique (on dit plutôt mea culpa du côté de certains de mes amis) relative à ma trop longue ignorance de l'écrivain Jean Echenoz. Et quand je lis ça, je me rappelle à quel point la littérature, la bonne, il n'y a que ça de vrai au bout du compte.

"Pourtant presque aussitôt après, ils se retrouvèrent dans la chambre de Suzy, ôtant vite leurs vêtements comme sur une plage lorsque depuis l'eau vive on vous appelle et vous courez, les draps se roulent en vagues et vous plongez, flottez et nagez très longtemps, brasses papillons et brasses coulées, ensuite épuisés vous revenez, vous tombez sur le sable parmi les noeuds de serviettes éponges, silencieux et trempés vous restez allongés, pleins de sable et de sel puis de sueur, vous brûlez, vos paupières sont fermées sous le soleil qui luit, sous le ciel de lit."

Jean Echenoz, Lac

mardi 7 juillet 2009

SA DERNIERE VICTOIRE


Il a 98 ans. C'est le général Giap.
Avec trois fois rien, mais un immense génie stratégique et un courage hors du commun, ce Xénophon du Vietnam communiste a vaincu la puissance étasunienne dans une guerre de trente ans.
Et il est toujours vivant, alors que son ennemi juré, le génocidaire Robert McNamara vient de casser sa pipe à 93 balais après avoir été le Rumsfeld de Kennedy et Johnson.
On en a fait une brève sur Causeur.

URGENT: que vous n'aimiez ou pas Causeur, comme l'a prévu ici un anonyme, les réactions fascistes sont d'une violence inouie. Une citation? Une citation(l'orthographe et la syntaxe du nazillon qui se la joue escadron de la mort a été respectée):"Vous avez encore par haine et débilité dépassé les bornes, si vous coninuez à porter aux pinacles des assassins tortionnaires de soldats français et de populations civiles dans des camps de concentration, si la rédaction de Causeur ne vous fait pas taire, nous allons nous en charger."
Les renforts sont bienvenus.


Comment j'ai rencontré Catherine Spaak

Il est temps que les lecteurs de Feu sur le Quartier Général sache comment j'ai rencontré Catherine Spaak, une des figures tutélaires de ce blogue. L'écrivain oulipien mais néanmoins intéressant Harry Matthews a écrit Ma vie dans la CIA. Je pourrais, moi, écrire Ma vie dans le KGB.
En effet, en 1962, j'ai été envoyé en Italie par le Premier Directoire Principal pour éliminer des troskystes romains, mission dont je me suis acquitté avec une certaine compétence car j'y mettais beaucoup de plaisir.
Ce devait être vers la mi-août. J'avais décidé de prendre quelques jours de repos bien mérités, entre deux coups de piolet, sur la côte Amalfitaine, près de Positano.
Le soir, je buvais du limoncello avec l'écrivain Jacques Chardonne et le matin, je faisais un peu de pêche sous-marine comme on le verra dans le scopitone qui suit. Je m'étais également acheté un joli bandana rouge et un pull moutarde du meilleur goût, en alpaga, qui venait de chez Cerruti- sa boutique commençait à être connue à Milan.
Et j'ai vu cette allumeuse de Catherine danser un touiste avec un type mal habillé tout en me regardant de ce regard que je ne devais plus oublier. Impossible de me concentrer sur Vivre à Madère que Chardonne m'avait dédicacé la veille au soir.
Je décidai donc que le gros con en orange était probablement trotskyste. Il me restait justement un piolet dans mon sac de voyage Tolentino.
Le lendemain, Catherine et moi partions dans mon Aurelia Sport vers les Abruzzes, pour trouver un peu de fraîcheur. Parce qu'on a beau dire, la côte Amalfitaine en août, c'est l'enfer. J'ai juste regretté de ne pas avoir pris le temps de saluer Jacques Chardonne.
Puis je n'y ai plus pensé parce que les jambes de Catherine Spaak dans une Aurélia Sport, un été 62, c'était quand même quelque chose.

lundi 6 juillet 2009

Que viva Zelaya!


Jeune révolutionnaire bolivarienne, début du vingt et unième siècle, accueillante mais déterminée.



Au Honduras, la révolution bolivarienne, encore une fois, doit traverser l'épreuve du feu. Il n'y a qu'un seul monde, écrit justement Badiou.
Cela veut dire qu'entre le socialisme du vingt-et-unième siècle et le capitalisme mourant, il n'y aura pas de place pour deux.
Ce sera une lutte à mort que nous gagnerons car nous sommes impitoyables et tendres, féroces et caressants, sauvages et amoureux.
Tegucigalpa. Moi non plus.
On parle de tout ça sur Causeur.

Sarah s'en va


-Jérôme?
-Oui, Sarah?
-Ca y est, je ne suis plus gouverneur d'Alaska. On y va, si tu veux toujours.
-Je fais une brève pour annoncer ça sur Causeur et puis on part. Loin.
-Oui, loin. "Tous les milieux sont à fuir", n'est-ce pas?
-Tu lis L'insurrection qui vient, maintenant?
-La chair est joyeuse, Jérôme, et je n'ai pas lu tous les livres.

samedi 4 juillet 2009

Un gai luron des Flandres s'en vint en Wallonie


Bon, demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, nous partirons. En Wallonie. La Wallonie, c'est la Caronie en plus loin encore. Le Brabant, par exemple, est une célèbre province de l'infini. Entre Orp le Grand et Maret, la campagne est très belle et il n'est pas rare de voir le fantôme du Prince de Ligne, à cheval, sous le ciel bleu.
Comme nous serons partis pour le ouiquende chez notre ami Jean-Baptiste Baronian, nous n'aurons pas besoin de prendre de livres: il en a par milliers, comme dans un rêve borgèsien. En attendant un éventuel retour lundi, vous pourrez toujours consulter deux blogues amis qui ont la gentillesse de parler un peu de nous.
L'insupportable Monsieur Marignac, écrivain français en exil ukrainien pour cause d'allergie au genre humain, nous dédicace une nouvelle sur sa folle jeunesse et par la même occasion sur l'année 1979. Et c'est du très bon.
Le charmant Monsieur Le Guern, écrivain français en exil intérieur par amour d'une moitié du genre humain (celle, irrationnelle, qui fait les soldes par 40° centigrades afin de trouver LA petite robe noire) dit plein de choses aimables sur notre work in progress expérimental que l'on peut lire ici, Sauter les descriptions. Profitez en pour consulter son blogue qu'il tient avec une nonchalance et une désinvolture qu'on ne trouve que chez les lecteurs de Paul Gégauff et chez les flibustiers.



C'était mon chant de section préféré à l'époque où le Parti nous demandait de ne pas laisser le maniement des armes à la seule bourgeoisie et de faire nos douze mois comme des grands.

vendredi 3 juillet 2009

Les affinités électives


On pourrait assez vite tomber amoureux d'une Caronienne.
Oui, on pourrait. Il suffirait d'un télégramme diplomatique. D'un poème de Paul Morand ou de Paul-Jean Toulet.
D'une MG vert bouteille, légèrement survireuse, sur une route en lacets qui descend en pente douce vers la Mer Noire.
D'une chanson de Percy Sledge ou Jean Ferrat sur l'autoradio.
Rendez vous à Tlön.

Mauvaises lectures, grands plaisirs.


Juste avant une jolie dérive, comme une offrande propriatoire, une camarade de l'Association des amis d'ADG, nous a donné ce joli opuscule affreusement réactionnaire. Mais réactionnaire et tendre, comme l'était ADG.
Après on a beaucoup bu, et dans le petit matin bleu déjà chaud, place Franz Litz, endroit adégéien s'il en fut, on a lu:
"Ch'ti poucet autodidacte, je trouvais des cailloux partout sur mon chemin. Caillou Nimier, caillou Blondin, caillou Laurent. Une vraie carrière. Et j'aimais la désinvolture de ces gens, j'aimais qu'ils nageassent à contre courant. Comme quoi la littérature mêne à tout, à condition de ne pas en sortir."
Tu manques.